Avr 18 2009

ETAPE 2 – Ronceveaux

par David MARTIN

Après le super souper d’hier soir de Jean-Jacques, j’ai eu le droit à une colique, totalement inatendue. Mes trippes se sont alors tordues durant 2 heures. La cause n’avait rien à voir avec le repas mais plus avec les abricots secs que je venais de manger 2h avant. J’ai donc immédiatement été me coucher pour calmer cette douleurs aux boyaux. Jean-Jacques nous avait fait des flageolets blancs superbement préparés avec du gigot d’agneau, ce qui n’a pas limité mon mal et les gaz de cette colique.

Poutant cette j’ai dormi comme un bébé (9h-6h45), pour me réveiller le lendemain en pleine forme, avec le soleil qui commencait à pointer dans la chambre. Même avec les ronflements de, non pas deux, mais de 4 allemands et d’un australien…Ca m’apprendra de dire du mal des allemands 😉

L’étape du jour était de rejoindre Roncevaux par le col. Une étape de 18km pas très facile. A 8h du matin, après le petit-déj, je pétais le feu. Pourtant parti en dernier après avoir salué JJ, je ne marchais pas, je volais. J’avais mis mon iPod en marche pour ne pas entendre les batons de randonnée et les discussions. Je voulais être seul en osmose avec ces paysages, les cheveaux sauvages et cette magnifique lumière à la levée du jour. J’ai finalement dépassé tout le monde dans la monté sans le vouloir. Jusqu’à la fontaine de Roland, soit 2h de marche environ. A partir de là, je me suis installé face à une vue d’une des chaines de cols enneigés des Pyrénées pour casser un morceau : pain, saussicon, fromage et quelques dattes. Cette petite montée m’avait vraiment mis en appétit.

Après m’être fait doublé plusieurs fois, je suis pourtant arrivé le premier à Roncevaux. Nous nous sommes, pour beaucoup, retrouvé à l’une des rares terrasse de café de Roncevaux. J’avais pourtant invité personne mais mes 2 allemands se sont collés à ma table. Bon, ils sont sympa…au point où j’ai accepté de partager une chambre à 4 avec eux et Richard, un australien d’une soixantaine qui parle un peu le français. Son accent anglais est soft, j’arrive à le comprendre. J’ai appris qu’Elmut, un des allemands, a été aussi malade cette nuit…J’ai été malade juste à la fin du diner…