Mai 21 2009

Ultreïa e Suseïa – Retour

par David MARTIN

Aujourd’hui est le jour du retour. Je vais partir de Santiago par avion. J’ai pu trouver un vol abordable, qui au lieu de prendre le train de Santiago à Hendaye en 12h, plus un autre jusqu’à Paris en 5h, va me transporter chez moi en moins de 2h. On peut relativiser devant ce chemin que j’ai fait en 1 mois et démontre à quel point la notion temps n’a pas du tout la même emprise.

Ici à Santiago, il fait beau et c’est jours de fête depuis 2 jours. Cette ville aux origines Celtiques nous fait voir toute la richesse culturelle qui vit autour de cette région de l’Espagne : La Galice. En dehors des pélerins, les gens viennent ici de tous les coins du monde pour visiter ses richesses et célébrer les fêtes religieuses de cette période. Mais après 1 mois en dehors du temps, je ne suis pas encore dans ce Mood. J’espère qu’en rentrant par avion, le retour à la réalité ne sera pas trop violent…

Le camino m’aura donner force, volonté mais m’aura surtout changé/amélioré ma vision des autres et de moi même.

« Ultreïa e suseïa » : toujours plus loin, toujours plus haut


Mai 18 2009

SANTIAAAAAGO ! (J+32)

par David MARTIN

Arrivé à 20h30 à Santiago. Il fait beau, la lumière du coucher du soleil illumine la ville. C’est magique et émouvant après 31 jours et près de 900 km de marche…
La dernière étape a été aussi une première sur mon Chemin, car la distance parcourue a permis de finaliser la dernière étape après 45 km de marche.
Plus de 700 photos permettront d’illustrer ce voyage et seront publiées dès mon retour.
Merci pour tous les encouragements
Ultreia !


Mai 18 2009

J+32 – Compostelle aujourd’hui ?

par David MARTIN

Je vais essayer aujourd’hui de rejoindre Compostelle et parcourir les derniers 38 km avant ce soir… Les jambes décideront.
A suivre…


Mai 17 2009

J+30 & J+31 – Un temps a ne pas sortir une vache dehors

par David MARTIN

Depuis 2 jour, nous marchons sous la pluie. Nous sommes en Galicia et le temps est semblable à celui de Finistère français. Hier, un petit crachin qui dura une journée mais aujourd’hui une pluie bien drue tout le long du chemin…

Une chance que je faisais le chemin avec Richard, un québécois rencontré dès le premier jour à Bayonne, avec qui j’ai rigolé toute la journée ( Humour 100% québécois. Ça ne m’a pas pris de temps pour reprendre cet accent et les expressions du cru)… Ce qui nous a permis de passer une TRÈS belle journée, malgré la pluie, la boue et le reste.

Vers midi, juste après la dernière douche matinale, nous avons fait un stop dans une Pulpéria (vous l’aurez compris, on y mange du poulpe à la plancha). Nous avons terminé le repas avec la bouteille de gnôle offerte par le patron… Comme on dit au Québec, on a flyé les 15 derniers kilomètres comme des fous en doublant tout le monde et en rigolant comme des baleines. Richard se demande encore pourquoi !?


Mai 14 2009

J+28 – Je marche seul

par David MARTIN

Je marche seul depuis 3 jours. Pas d’Internet pour venir compléter le blog avant aujourd’hui. J’ai passé hier les 2 cols de l’étape de l’O Cebreiro. Des paysages à couper le souffle, un temps qui change très rapidement et des chemins très agréables.
Pourtant après une très belle journée, j’ai pris hier une chambre seul pour pouvoir passer une nuit tranquille, sans avoir à être réglé au rythme de l’albergue et des autres pélerins. Il faut dire que la veille je me suis retrouvé avec 95% d’allemands qui apprécient peu de parler doucement et adorent ronfler le reste du temps (l’autre reste ils sont tout à fait charmants). Ce moment de solitude a donc été très apprécié. Je suis parti ce matin dans les derniers vers 9h00 pour faire durer ce plaisir et ces moments de solitudes.
La fin du chemin à Santiago arrive…Je vais peut-être pousser 100 km de plus jusqu’au Cap pour voir la mer.

Je cumule à ce jour près de 500 photos de mon Chemin. J’aimerai bien le refaire rien que pour prendre de belles prises de vue…


Mai 11 2009

J+24 & 25 – Nouveaux paysages…

par David MARTIN

Après avoir pris le petit déjeuner de l’équipe de Thomas et après leur avoir dit au revoir, j’ai démarré ma journée en compagnie d’Yvon (Flamand), de Rebecca (DE) et de 2 autres allemands. Nous avons eu une très belle journée sans trop de soleil et des paysages à couper le souffle (qui me font penser aux Cévennes).

J’arrive bientôt à la fin de ce périple et je suis en train de rédiger un article complet de mes impressions et réfléxions de ce voyage de Compostelle. Je le publierai après mon retour car il y a beaucoup à dire et sera accompagner de toutes les photos que j’ai prises durant ce pélerinage. Certe, cette réflexion sera personnelle, mais c’est ainsi que j’ai vécu ce chemin.

En attendant voici quelques photos des 2 derniers jours…


Mai 11 2009

J+23 – Paysages magnifique de retour

par David MARTIN

Aujourd’hui, j’ai volé car mes jambes allaient mieux. J’ai marché près de 30 km sans aucune difficulté majeure. J’ai ainsi pu dormir à Manjarin, sur le plus haut sommet du Chemin, celui de la Croix de Fer dans l’un des derniers refuges Templier, très sommaire mais qui valait vraiment le détour. Perdu au dessus d’une montagne et loin de la horde, j’ai ainsi passé une très bonne soiré en Compagnie essentiellement des gens du Refuge qui sont rassemblé en communauté autour du village qui a été restauré par l’initiative de Thomas, un homme d’affaire de Madrid qui un jour a décidé de tout quitter et de vivre sa passion autour de l’histoire des anciens templier.

J’ai ainsi pu rencontrer Petit Louis un français, ancien légionnaire et ancien pelerin qui a fait le chemin plusieurs fois depuis les années 70. Un homme au coeur gros comme cela, qui a peu mais donne beaucoup.

La soirée, j’ai ainsi été en compagnie de plusieurs allemands, un flamand et un français et nous avons eu l’occasion d’entendre jouer et chanter Yoann et Rebecca autour d’un feu. Il ne manquait plus que Hugues Aufray. Une très belle soirée internationale.

Nous avons dormi au grenier dans un dortoir très rustique ou le plafond devait m’arriver au nombril…Il a fallu ramper pour y arriver.

Merci à toute l’équipe de Thomas pour nous avoir acceuilli chez eux dans ce lieu hors du commun et loinde la foule des albergues qui peuvent parfant manquer de cette authenticité.


Mai 8 2009

J+22 – Stationné sur une aire de repos

par David MARTIN

Après avoir été voir un ostéopathe hier à Astorga, ce dernier m’a confirmé la nécécité de m’arrêter durant 1 journée. Après un long massage et la pose d’un strap imprégné d’anti-inflamatoire, que je vais devoir garder durant 5 jours, je pourrais reprendre le chemin demain.

David (l’ostéo) m’a confirmé que si je n’avais pas pris cette décision hier de me faire rappatrier en taxi, j’aurais certainement eu de sérieuses conséquences sur le court, voir même le long terme…La plus immédiate aurait certainement été celle d’abandonner le chemin… El Camino m’aura appris à écouter ce corps que j’ai trop souvent négligé dans le passé. Dans ma vie quotidienne, j’ai trop souvent été toucher ses limites, voir même été les dépasser…

Je profite donc de cette pose pour faire un point sur le chemin parcouru et prendre le temps de visiter un peu plus la ville d’Astorga. Les gens ici sont vraiment très gentils contrairement aux dernières étapes où le contact n’a pas toujours été très facile, même en présence d’Augustin qui est Espagnol et avec qui je marchais depuis quelques jours. Le pélerin n’est pas forcément le bienvenue partout…

D’ici ce soir, je vais certainement revoir certains autres des précédents pélerins qui avaient pris une journée supplémentaire pour visiter León. Je n’avais pas ce désir de rester dans une grande ville malgré le beau temps et le véritable intérêt culturel de cette ville.

Je reprendrai donc le chemin dès demain et je marcherai certainement seul dans les journées à venir. Ce qui n’est pas une contrainte en soi mais bien plus un besoin. Augustin reprendra donc aussi son chemin seul à partir d’aujourd’hui.


Mai 7 2009

J+21 – Panne de moteur

par David MARTIN

Les tendons de ma cheville gauche ont déclaré forfait ce midi. Cela faisait 5 jours qu’elle menaçait de me lacher.  J’avais bien senti ce matin que la journée risquait de se terminer ainsi. J’ai du terminer les 15 dernier Km de l’étape en taxi avec un autre pélerin qui a senti son coeur lui donner des signes de faiblesse : un allemand d’une soixantaine d’années qui vient juste de commencer sont périple depuis León et qui s’apprête à attaquer le O’ Cebreiro.  Augustin, mon compagnon de route depuis 6 jours a dû contuinuer seul les derniers Km.  Dire que les paysages commençaient à changer et qu nous commençions à quitter cette ? »··*^¨Ç¨:L=/&$·· » de route N120…

De mon côté, je vais devoir aller voir un physiothérapeute cet après midi. Je vais certainement devoir prendre 1 ou 2 jours de repos…

A suivre…


Mai 6 2009

J+20 – 4 jours monotones

par David MARTIN

Cela fait 4 jours depuis Boadilla del Camino jusqu’à Villadangos que je dois m’enfermer dans ma coquille avec mon iPod sur les oreilles pour contrer la monotonie du Chemin et ne pas voir la route N120 que nous devons longer…Aucune photo particulière où l’on retrouve de moins en moins de monde que nous connaissions depuis quelques jours.  A se demander s’ils n’ont pas fait une halte prolongée sur Leòn ou pris un bus pour passer ces étapes sans intéret touristique.

Le bruit des camions et l’odeur de la poussière et du gasoil nous cassent  le moral.  C’est dur et la chaleur commence à être de la partie.  Les tendons de mes pieds commencent à me faire mal depuis 2 jours et cela n’aide pas.  Je suis en limite pour des tendinites et je dois carburer dès le matin à l’Ibuprophène. Une chance que j’entends très bien mon corps me parler : hier j’ai évité une ampoule juste avant un chemin défoncé et en descente sur 1 km et aujourd´hui j’ai évité la tendinite de peu.  Je me suis immédiatement arrêté pour me soigner dès les premières alertes de mon corps. Le Chemin c’est aussi cela, savoir s’écouter.  Un australien est mort il y a 5 jours d’un arrêt cardiaque alors que tous les signes et les autres pelerins lui avaient dit de ralentir sa cadence.  Cela fait le 4 ième décès que j ‘entends parler depuis mon départ…

Je suis impatient de voir une peu de nature et d’atteindre le O Cebreiro pour me dégager la vue, l’esprit et le reste…


Mai 5 2009

J+19 – Ville de León

par David MARTIN

Ville de León et sa cathédrale


Mai 5 2009

J+19 – Quelques photos

par David MARTIN


Mai 2 2009

Difficultés de mise à jour du Blog & nouvelles

par David MARTIN

Il est vraiment difficile de mettre a jour le Blog sur le chemin de Compostelle.  Les réseaux WIFI sont rares et  trop souvent sécurisés.  J’aimerais pouvoir le faire depuis mon iPhone pour y ajouter mes photos de mes journées.  Pourtant des PC sont de plus en plus disponibles dans les Albergues avec Internet mais les ordinateurs sont vieux, lents et les connexions de très mauvaise qualité dans certaines régions reculées. Aussi l’application WordPress pour iPhone plante souvent et demande même un redémarrage complet de l’iPhone 1 fois sur 2. Pourtant je ne manque de prises de vue et de commentaires sur ce Chemin toujours très surprenant tant dans les rencontres que dans la beauté des paysages.  Vous me direz que je ne suis pas là sur le chemin pour surfer sur le Net… Mais pourtant j’aimerai partager ce voyage avec mes proches et mes amis et cela reste le moyen le plus  direct et le plus instantané.  Je vais essayé de pousuivre cette mise à jour sur le chemin.  Si le symbole de la coquille St-Jacques ressemble à celui du logo du Logo Wifi (Dixit mon ami Max), il permet seulement de communiquer avec un certain J.C. mais pas avec le reste du monde.  Il y a des privilégiés sur ce Chemin…

Pour le reste, je n’ai pas à me plaindre le temps est parfait : plutôt beau et frais (15 à 20 deg).  Depuis mon départ j’ai accusé seulement une seule matinée de pluie et une petite averse en fin de journée, il y a 2 jours.  Côté santé, j’ai eu la chance de ne pas avoir d’ampoules aux pieds ou encore des tensions musculaires violentes (type tendinites) contrairement à beaucoup de pélerins ici.  Même les mieux préparés ont à souffrir du Chemin.

Si je ne ressents que tous les muscles de corps jour après jour, c’est plutôt le mental qui travaille.  Le chemin occupe mon esprit, mes pensées, mes rires, mes pleurs. Moi, qui ne suis pas croyant envers l’Eglise Catholique, je peux dire que le chemin nous dépasse parfois tous . Il fait ressortir nos trippes, nos douleurs, nos émotions et il n’est pas rare de voir pleurer ou que quelqu’un nous avoue avoir pleurer sur le chemin.

Une expérience que je ne regrette pas de vivre.

A suivre,