Août 21 2013

[LIVRE] IMMORTELLE RANDONNÉE : Compostelle malgré moi – de Jean-Christophe RUFIN

par David MARTIN

Immortelle randonnée : Compostelle malgré moiJe viens de lire le dernier livre de Jean-Christophe Rufin« IMMORTELLE RANDONNÉE : Compostelle malgré moi ». Un récit drôle et rempli d’humilité.

J’ai retrouvé dans cet ouvrage :

  • La perception des autres à l’annonce de notre aventure et notre incapacité à répondre où d’expliquer nos motivations ;
  • Nos croyances, notre orgueil et nos peurs qui se révèlent dès nos premiers pas, puis disparaissent au fil du chemin ;
  • Ces rencontres magiques qui sont rarement de simples hasards ;
  • Nos émotions qui apparaissent sans crier gare mais aussi sans hasard, qui nous submergent et souvent exultent à l’approche de Santiago ;
  • Notre lien avec la religion et/ou la spiritualité – Catholique mais aussi Bouddhiste – seule religion à se présenter comme une philosophie ;
  • Notre rapport avec notre corps, avec notre sac à dos, avec les kilomètres qui passent et avec ces choses essentielles qui motivent nos journées de marche.

J’ai beaucoup rit, rit aussi de moi en me revoyant sur ce Chemin.

Entrevue de Jean-Christophe RUFIN

Présentation par l’éditeur / Quatrième de couverture

Jean-Christophe Rufin sur le Camino del Norte

Jean-Christophe Rufin a suivi à pied, sur plus de huit cents kilomètres, le «Chemin du Nord» jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Le Camino del Norte est Beaucoup moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basque et cantabrique puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice. «Chaque fois que l’on m’a posé la question : « Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ? », j’ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l’ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s’y engager ? On est parti, voilà tout.» Galerie de portraits savoureux, divertissement philosophique sur le ton de Diderot, exercice d’autodérision plein d’humour et d’émerveillement, Immortelle randonnée se classe parmi les grands récits de voyage littéraires.

Cet ouvrage est édité aux Éditions Mollat et aux Éditions Guérin

Merci pour ce récit.


Août 26 2011

Un très bon site – Expériences de randonneurs au long court

par David MARTIN

Voici un très bon site que je viens de découvrir grâce à Gilles DONADA (qui vient juste de terminer son chemin de Compostelle commençait en 2008). Ce site présente les diverses expériences de randonneurs au long court :

Bonne découverte  et bravo encore à Gilles DONADA


Mar 26 2011

Entrevue avec Pèlerin Magazine dans le No de Mars 2011

par David MARTIN

Gilles Donada que j’ai connu avant mon 1er Camino et que j’ai rencontré à mon retour, m’a demandé si je pouvais donner une entrevue à Marine Bisch, qui travaille avec lui, pour leur prochain No de Pèlerin qui sera en Kiosque fin Mars 2011.

Le thème de ce numéro aborde « La quête des nouveaux marcheurs« . Notre échange s’est déroulé par téléphone pour discuter des motivations de ce départ, mon expérience du chemin et de ce qu’il m’a apporté.

Ce même mois un HORS-SÉRIE de 52 pages de PÈLERIN MAGAZINE sera également en Kiosque : « Compostelle, l’appel du chemin« . Itinéraires, cartes, étapes, photos, témoignages, plus, plus, plus…


Avr 20 2010

Mon ami Richard reprend le Camino via le Portugal (Via Lusitana)

par David MARTIN
Richard - Camino Francés 2009

Richard, 1 jour avant d'arriver à Santiago en 2009

Quelle Belle Surprise j’ai eu, quand Richard, mon ami québécois que j’ai rencontré l’année dernière lors de mon Camino, m’a annoncé par un petit SMS qu’il reprennait le Chemin cette année. A ce moment, Il s’apprêtait à partir de Montréal et attendait son avion.

« Je pars dans quelques minutes pour Lisbonne, je refais le chemin mais par le Portugal cette fois. Çà promet d’être beaucoup de solitude et peu d’indications. »

Cela fait exactement un an que nous avons parcouru ensemble quelques bonnes étapes avec une très grande complicité et sincérité sur le Camino Francés. Nous sommes arrivé ensemble à Santiago sous un magnifique couché de soleil. La ville et notre joie étaient illuminées après plus de 40 km parcourus ensemble dans cette dernière étape qui fut magique.

Pour fuir le grand Exode du Jubilé de cette année, Richard a choisi de faire son chemin par le Portugal par la voie appelée Via Lusitana. Il est donc parti aux environs du 7 ou 8 avril depuis Lisbonne pour rejoindre Santiago de Compostela en parcourant près de 600 Km.

La météo et les conditions de marche, au moment de son départ n’étaient pas très bonnes.  Beaucoup de pluie et beaucoup de marche sur l’asphalte (le pire ennemi du randonneur)…

Au fur et à mesure de son périple et des nouvelles qu’il pourra me donner, je viendrai compléter cet article avec ses impressions et peut-être des photos qu’il pourra nous faire parvenir.


Nouvelles du : 10 avril 2010 | 17 avril 2010 | 20 avril 2010


1ère nouvelles du 10 avril 2010

« Je suis actuellement dans un poste de pompier car il n y a pas d’autre place ici a Villa Franca. Ce chemin sera plus difficile d abord parce que j ai des deuils de souvenirs a faire. Je ne dois pas chercher a recréer le Camino de l an passe qui fut si extraordinaire. Aussi la route est moins bien balisée et il y a beaucoup de bitume. Aucune montagne pour le moment donc c’est plus dépouillé pour ne pas dire Zen. Pour le moment tout se déroule bien. Je te tiens au courant surtout si j arrive à une ville ou je peux m asseoir a un poste en prenant un verre. »


Nouvelles du 17 avril 2010

« La journée fut un défi, plus de 30 km entièrement sur l asphalte. A l’hôtel où je suis, les gens sont d’une extrême gentillesse. Cette famille parle français et la dame est venue me reconduire au centre culturel où est le poste Internet. Disons que ça faisait du bien d’échanger un peu, c’était la première personne que je rencontrais familière avec le français ou l’anglais depuis mon départ. Encore 2 jours et je serais a Coimbra qui est une ville universitaire ou je compte coucher 2 jours.

Jusqu’à maintenant j’ai plus ou moins établi une relation avec 2 espagnols et un belge que j’ai laisse il y a 3 jours. Ensuite je me suis lie avec un couple d’italien, lui a 70 ans, nous prenions des chemins différents mais nous mangions ensemble a chaque soir mais ils ont pris le train pour Coimbra ce matin, ils étaient tannés de la pluie. Par ailleurs voyager ici est probablement le meilleur deal en Europe, tout est vraiment pas cher et la bouffe est bonne (repas complet de qualité, vin inclus pour 10 euros). Je suis moins impressionné par le paysage que la première fois, c’est moins typique, les gens sont aussi plus réservés quoique gentils lorsqu’on demande quelque chose. Certaines villes cependant valent vraiment le coup dont Lisbonne entre autres.

Pour ce qui est d’un genre de réflexion ca tarde un peu a venir, je suis totalement pris par l’aspect pilotage de mon chemin. Contrairement a l’autre fois. Je suis presque toujours le long de routes ou a consulter mon livre de direction. Le livre (Gérard Rousse) est pas mal, a date je n’ai fait aucune erreur.

(…) il n y a pas d’autres pèlerins, on peut quand même pas le lier avec les arbres. (…) »


Nouvelles du 20 avril 2010

« Je viens d’essuyer quelques jours de pluie mais Coimbra vaut vraiment la peine d’être vue. Chose certaine, il n y a pas de cardiaques ici, le processus de sélection naturelle a du les faire fuir : que des côtes mais aussi des années de travail a bien les utiliser. Des ruelles pour se perdre mais aussi pour découvrir d’autres façons de faire des affaires. Chez nous la notion de petite boutique n existe plus, tout est business on a plus de disponibilité de produits mais au prix de moins d’originalité au niveau du service. En ville, il y a aussi ici le culte du café ou de la petite bière au soleil sur une petite place a regarder passer les gens et c est comprehensible, la chaleur entre 11 et 15 hres est vraiment quelque chose. Peu de vitraux dans les cathédrales mais une maitrise de la pierre et de la éeramique qui est belle a voir.

Je vais bien, sauf que la barrière de la langue étant ce quelle est, je suis toujours seul. Aucun pèlerin sur le chemin mais je ne désespère pas. Heureusement j’écoute des Podcast tout en sirotant une bière ici ou là.(…) »


Août 25 2009

Le pot mensuel des pèlerins (Paris)

par David MARTIN

Bronze porte-bonheur sur le mur d'une église vers AstorgaDepuis le Jubilé de l’Année Sainte Compostelane 2004, d’anciens pèlerins de Compostelle se réunissent mensuellement dans une ambiance conviviale autour d’un verre… Cette réunion, indépendante des associations jacquaires, est ouverte à tout le monde, sans aucun esprit mercantile ni de racolage.

Ce pot à lieu le dernier vendredi de chaque mois. La prochaines réunion se tiendra le :

Vendredi 28 août 2009 (60ième pot) à partir de 19h00,

au

Café Livre
(anciennement Brasserie « A Saint-Jacques »)

10, rue Saint-Martin
75004 PARIS

> Pour plus d’informations : http://compostela2010.free.fr/pot.htm
> Plan d’accès : cliquez ici !

Pour ma part je devrais me rendre à ce prochain pot et rejoindre Cécile L., une ancienne collègue de travail avec qui je me suis lié d’amitié et qui a aussi fait le Camino cet été.  J’ai hâte d’entendre ses récits.

Au plaisir,


Juin 27 2009

Un très bel article sur la marche « au long cours »

par David MARTIN

Gilles Donada(*), rédacteur en chef du blog des marcheurs , nous a déniché un très article de presse d’une entrevue de Bernard Ollivier sur le bonheur de la marche au long cours.  Cet article « Le bonheur de marcher selon Bernard Ollivier« , rédigé par Benoit Vochelet du Blog Paris-Normandie, expose avec limpidité toutes les sensations ressentis dans les différentes phases d’une marche au longs cours.

Benard Ollivier parcourt ainsi les chemins du monde (et de France) depuis qu’il a décidé de prendre sa retraite :

« Six jours après avoir pris ma retraite (ou plutôt qu’on me l’ait donnée) en avril 1998, je suis parti à pied de Paris jusqu’à Compostelle, afin de décider de ce que j’allais faire de tout ce temps libre. J’étais alors très déprimé, inconsolable de la mort de ma femme, seul depuis que mes enfants avaient pris leur envol. La marche vous reconstruit au physique comme au mental. Au fur et à mesure que je parcourais les 2.300 km qui me séparaient de St Jacques, j’ai retrouvé énergie, bonne humeur et j’ai fait des projets d’avenir…« 

« …Et continuer à marcher sur une route d’histoire. Et quelle plus belle route d’histoire que la route de la soie ?  2300 ans d’existence, trois siècles avant notre ère l’an I de la mondialisation, le chemin des grandes « inventions » (en réalité très souvent emprunts à la civilisation chinoise) comme la boussole, le papier et la poudre qui ont permis à l’occident de découvrir le monde et de le dominer. Je suis donc parti en avril 1999 pour ce long chemin de 12.000 km, en doutant fortement de parvenir jusqu’au bout, mais rien ne coûtait d’essayer. Ce que j’ai fait.

Il explique avec simplicité ce que tous les randonneurs peuvent vivre et ressentir dans la marche :

« …la marche solitaire est si importante sur le plan de la personnalité que, à l’issue d’une longue marche, personne ne revient comme il est parti. Voyez la trace profonde sur ceux qui reviennent de Compostelle et qui expliquent l’incroyable succès de ce chemin, même lorsque l’on sait que ceux qui le font pour des raisons religieuses sont minoritaires. Marcher, c’est penser librement, loin de tous les stress que nous impose la vie moderne en société. C’est se recentrer sur soi-même, mesurer sa force de vie, se dépouiller du superflu, à commencer par l’instant où l’on fait son sac. Dans un monde de l’urgence et de la précipitation qui nous rend malade, le contrepoison est la lenteur. Et puis surtout, et c’est le paradoxe, marcher seul, c’est aller vers les autres. Rien ne vous prépare mieux à la rencontre, à l’échange, qu’une marche solitaire. Aucun moyen de transport ne permet cette ouverture à l’autre. Même en vélo, vous pouvez toujours dire « bonjour » à quelqu’un que vous croisez, mais le temps qu’il réponde, vous êtes déjà loin. Et vous êtes peut-être passé à côté de quelqu’un qui pouvait compter dans votre vie.« 

« …La difficulté lorsque l’on randonne tous les jours sur des distances importantes, ce n’est pas de marcher mais de s’arrêter. Pourquoi mettre un terme au bonheur ? Les pèlerins qui arrivent à Compostelle sont désolés ; c’est la fin du voyage, ils doivent descendre du petit nuage sur lequel ils étaient installés depuis des jours. Il n’y a que les sédentaires, les adeptes du fauteuil qui s’imaginent que la marche est douloureuse.

Une très belle entrevue qui exprime très précisément cet état, cette prise de conscience des autres et de nous-même dans la marche « au long cours» .

Merci encore à Gilles et bravo à Bernard pour cet extrait de lucidité.

GD_marcheur(*) : Gilles Donada, 41 ans est journaliste, chef du service web  pelerin.info (le site de l’hebdomadaire Pèlerin). Jusqu’à 38 ans, la marche lui était étrangère et trouvait ce moyen de locomotion lent et fastidieux (Un peu comme moi… 😉 ).

Gilles a découvert la marche en 2006 sur le chemin de Compostelle par la via Turonensis (via de Tours) qu’il parcourt de façon fractionnée 2 fois par an.  Il est aussi parti marcher seul en novembre 2008 sur le chemin de saint Gilles (appelé aussi chemin de Régordane) entre le Puy-en-Velay et Saint-Gilles du Gard.

« Depuis que j’ai fait ces premiers pas, je suis tombé en amour (comme disent les Québecois) avec la marche. »
« La marche  m’a mis en contact avec moi-même… »
« Quand je marche, je me sens immensément libre… »

Fin juin 2009, il devrait partir, pour la première fois, marcher avec ses enfants pour leur faire partager ce qui le rend heureux, sur la voie d’Arles vers Compostelle.

Comme il l’a fait pour moi, j’aimerais lui souhaiter, ainsi qu’à ses enfants, un très bon Chemin pour cet été.

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