Juin 13 2009

Un guide pour le chemin ?

par David MARTIN

GuideLes grands randonneurs aiment bien utiliser des cartes topographiques et un guide : cela fait parti du jeu. Sur le chemin, si une majorité de pèlerins en possède un, le Camino ne nécessite pas de tels ouvrages.  Le Chemin Francès est tellement bien signalisé, qu’il est quasi impossible de se perdre.  Dans le cas contraire, il suffit de demander aux gens de la région qui se feront un plaisir de vous remettre « dans le bon chemin ». Le seul intérêt de posséder un guide est d’être informer des attraits touristiques et de s’instruire de l’histoire du chemin.

Les guides français sont très pesants, même si au final bon nombre de pèlerins déchirent les pages des étapes passées pour se soulager d’un poids inutile.  Le papier est trop épais et les couvertures et les reliures sont souvent trop fragiles.  A se demander si les éditeurs ou les auteurs ont déjà fait ce chemin ou simplement voyagé avec un sac à dos.  Pourtant les petites éditions anglaises et allemandes sont très pratiques : ils sont petits, peu épais, très riches en informations pertinentes, mis à jours très fréquemment par des associations de pèlerins et sont au final imprimés et expédiés à la demande.  Les éditeurs français eux mettent à jours leurs informations et impriment leurs nouvelles éditions tous les 12 à 24 mois environs.  En deux ans ont peut avoir de véritables bouleversements. Comme ceux de cette année où certaines villes se préparent actuellement à recevoir une invasion de pèlerins pour le prochain jubilé du chemin de 2010.  On retrouve ainsi sur le chemin de nouvelles albergues ou encore certaines qui sont actuellement fermées pour être rénovées en vue de se préparer pour ce grand événement de l’an prochain.  Pourtant aucune de ces informations n’étaient présentes dans les dernières éditions.

Sur le chemin français, on trouve en moyenne des albergues tous les 5 à 10 km.  Les étapes présentées dans les guides sont bien plus commerciales, qu’en rapport direct avec l’histoire et les étapes originales du chemin. La liste de toutes les infrastructures touristiques que l’ont retrouve dans les différentes éditions sont souvent présentées parce que les propriétaires ont payés pour faire cette publicité. Un récent reportage TV a démontré à quel point les évaluations et les adresses ne sont pas neutres et que la rédaction n’a aucun but bienveillant ou simplement d’informer. Leurs démarches ne sont pas dans l’esprit du chemin, car le pèlerins n’est pas un touriste.

Sur la dernière étape juste avant d’arriver à Santiago, la majorité des guides proposent de s’arrêter avant. Soit à 12 km sur le bord de la route nationale dans une véritable zone d’hôtels, ou encore à 4 Km dans une albergue qui ressemble à un centre commercial en béton : un véritable choc.  Pourtant pour cette dernière étape, on peut se permettre d’arriver à l’heure que l’ont veut car Santiago est une grande ville remplie d’albergues et d’hôtels à prix relativement raisonnable (entre 25 Euros et 40 Euros / nuit).  Quand on arrive à Santiago, c’est magique et bouleversant à la fois. Il faut pouvoir digérer son Chemin et s’habituer à l’idée que le Camino vient de se terminer. Arriver le soir à Santiago, c’est aussi entrer dans la ville avec lumière magnifique (quand il fait beau) et découvrir les beautés de sa vieille ville très riche en patrimoine et en activités culturelles, à une heure où l’on commence à voir sortir les espagnols et voir partir les touristes de la journée. Pour passer ses dernières nuits sur le chemin, l’hôtel n’est peut-être pas un luxe car l’albergue paroissiale de Santiago est un immense dortoir et une des plus chère du chemin (10 Euros) qui n’a pas plus de confort et d’eau chaude qu’une autre. Ses pèlerins décident souvent de continuer vers Fistera et se lèvent à 6h sans se soucier de vous laisser dormir alors que vous venez de finir votre chemin.

Avant mon départ, j’ai choisi de ne pas acheter de guide et encore moins de suivre leurs indications : ce n’est qu’un seul point de vue à un instant donné qui ne tient pas compte ni de ma difficulté de ma journée, ni de ma disposition, ni du temps qu’il fait, et encore moins des circonstances autour du groupe de pèlerins qui est parti en même temps que moi.  Dans le cas où je pouvais avoir des questions, il me suffisait de demander aux autres pèlerins ou au gens du coin.  Cela me permettait d’échanger, de faire connaissance, d’avoir des informations supplémentaires et surtout fraîches.  Pour le choix de mes arrêts, j’avais choisi d’écouter mon intuition.  Dans le doute, il suffisait de demander pour visiter l’albergue avant de pouvoir prendre une décision.  Les pèlerins arrivent souvent en après midi ou en soirée et le peu de confort que nous demandons pour nous reposer n’est pas un luxe.  On peut se soustraire au strict minimum pendant quelques temps, comme je l’ai fait à Estella, Torres del Rio, Hontanas et Manjarin (ce fut mes plus belles expériences) mais j’ai été très content de pouvoir retrouver par la suite un minimum de confort : une chambre avec pas trop de monde, un lit propre, une douche chaude et un peu de silence dans le dortoir une fois le couvre feu. Quand on lit certaines présentations d’albergues dans les guides, on se rend compte qu’ils ne disent pas tout, et parfois, encore moins que le minimum vital !

La synthèse de ce billet ?  Une chanson dont cet extrait s’adapte très bien au Camino :

« Dites leurs que
Chacun sa route,
Chacun son chemin,
Chacun son rêve,
Chacun son destin… »

Auteur : Tonton David (Ce n’est pas une blague ! Ce n’est pas moi !)

Ce n’est pas un guide (bien lourd) qui pourra vous le faire ! 😉 Restez votre propre guide !
Enfin, c’est mon « point de vue » !


Juin 4 2009

Quel budget ?

par David MARTIN

Quel a été le budget de cette aventure ?

Désignation Montant
Budget journalier moyen incluant REPAS+HEBERGEMENTS+DEPENSES DIVERSES (Café, boissons) 45 €
Voyage ALLER (en train) Paris/Saint-Jean-Pied-de-Port 80 €
Voyage RETOUR (en avion) Santiago/Paris CDG 154 €
Matériel de randonnée (Chaussures de randonnée, sac à dos, gourde, sac de couchage, vêtements, trousse de secours, etc.)

770 €

Comment s’articule ce budget ?

Il me faut donner quelques précisions concernant le budget que j’ai utilisé durant ce voyage :

Le matériel

Bien que j’avais déjà un peu de matériel pour faire de la randonnée, ce dernier n’était pas du tout adapté pour Compostelle.  Il a donc fallu m’équiper de A à Z sur l’essentiel qui incluait : chaussures de marche, sac à dos, poche H2O, sac de couchage, vêtements de pluie, vêtements de randonnée en synthétique et trousse de premiers soins

L’hébergement

J’ai dormi le plus souvent dans des albergues (municipales, privées ou paroissiales) où le tarif varie entre 3 et 10 Euros la nuit.  Les albergues privées sont souvent plus chères mais plus confortables. Elles ressemblent moins à des dortoirs de l’armée et sont garanties avec de l’eau chaude.
Cependant sur une séjour de 1 mois (33 jours pour être exact), j’ai dormi 4 nuits à l’hôtel ou chez des particuliers :

  • 1 nuit à Burgos,
  • 1 nuit à Villafranca de Bierzo
  • 2 dernières nuits à Santiago.

En effet, il y a des jours où l’on apprécie vraiment un véritable moment de solitude.  De jouir sans limite, d’un grand lit, d’une salle de bain rien que pour soit et de se coucher et de se lever quand on veut…Un plaisir simple et mais nécessaire quand notre rythme est trop souvent cadencé par celui des albergues et des pèlerins…qui eux nous bercent par leurs ronflements.

La restauration et l’alimentation

Dans les cafés, l’alimentation principale des pélerins, c’est à dire Café con Leche, Café Solo, thé, Supa (Soupe), Cerveza, Bocadillo (Casse-croûte), Tortilla (Omelette de pommes de terre et oignons) est très abordable. Les prix sont en moyenne 30 à 50% moins chers qu’en France. Un café + un casse-croûte coûtent entre 4 et 5 euros.  Une bière coûte en moyenne 1,20 Euros. Les pèlerins s’arrêtent environ 2x pour prendre un café et se reposer dans la journée…Sans compter, celui de l’apéritif avant d’aller manger dans la soirée.

Au restaurant le soir, un menu Pèlerins vous coûtera entre 8 et 11 Euros. La moyenne étant plutôt 9 Euros. Le menu n’est pas génial mais est adapté aux efforts physiques du lendemain. Quelques fruits seront certainement à ajouter dans votre alimentation journalière.

Dans les albergues, on peut aussi se faire à manger et d’ailleurs, certaines sont très bien équipées.  Cependant, il manque le plus souvent les éléments de base c’est à dire : huile, vinaigre, épices, moutarde, etc. Si vous êtes seul, cela risquera de vous coûter au final plus chers que de se rendre au restaurant pour un menu pèlerin.  Si vous êtes plusieurs, il est alors possible de diminuer aisément la note par 3 pour arriver à une somme moyenne de 3 à 4 Euros par personne (boisson incluse). Il restera juste à s’entendre sur le menu…surtout quand un groupe peut être composé de plusieurs nationalités et donc de différentes cultures alimentaires.

Le voyage de retour

Le voyage retour en avion au départ de Santiago de Compostela m’a coûté le même prix que celui d’un voyage en train entre Santiago-Irun + Irun-Paris.  En train le temps de parcours aurait été d’environ 24 h. Alors qu’en avion cela m’a pris, en incluant le transport et l’attente à l’aéroport – 3 h 30.  Le calcul était donc vite fait.


Juin 4 2009

Tendinites – Sur le Chemin

par David MARTIN

osSur le chemin, les principaux maux des pèlerins sont ciblés sur leurs pieds et leurs jambes.  Outre les douleurs et arrêts que peuvent demander les ampoules formées sur les pieds des randonneurs, arrivent de façon plus sournoise – les tendinites.  Cette inflammation très douloureuse survient souvent à partir de la 1/2 du chemin, juste après de longues journées de marche sur des rythmes souvent forcés (allure et/ou distance).
Peu de randonneurs ont une réelle connaissance sur la portée et les conséquences de ce problème, tant qu’ils ne l’ont pas vécu.  Et pourtant, afin de prévenir ou de limiter ce problème, quelques petites informations sur ce sujet douloureux pourraient vraiment changer les choses…et surtout d’augmenter les chances de finir jusqu’au bout le chemin.

Qu’est ce qu’une tendinite ?

Le tendon est la partie fibreuse qui relie le muscle à l’os. Il est souvent contenu dans une gaine au sein de laquelle il glisse. Ce glissement est favorisé par un liquide lubrifiant sécrété par la gaine et appelé synovie. La tendinite correspond à l’inflammation du tendon et de sa gaine.

Les causes

Le plus souvent sur le chemin, la tendinite est le résultat d’une sollicitation trop importante, inhabituelle, du tendon.
Elle peut être aussi la résultante d’une irrégularité du tendon, due par exemple d’élongations ou de ruptures tendineuses partielles.

Dans les deux cas, le tendon frotte anormalement sur sa gaine et induit des phénomènes d’irritation et de morts cellulaires. La mauvaise vascularisation naturelle des tendons, aggravée par une sollicitation excessive ou par la déshydratation, est aussi retenue comme cause de tendinite.

Sur le chemin, cette inflammation survient après quelques jours de marche et le plus souvent à partir de la 1/2 du chemin après le passage des étapes très planes entre Boadilla et Hospital de Orbigo sur des rythmes souvent forcés (allure et/ou distances).

Les conséquences

Des substances « pyrogènes » libérées par les cellules mortes et par des cellules  » de nettoyage » vont enflammer la gaine qui s’épaissit. Le frottement va donc s’amplifier, entretenant ainsi le phénomène de tendinite.

Une tendinite peut aller jusqu’à la rupture du tendon qui oblige alors un arrêt total, un abandon du Chemin et une intervention chirurgicale à la clé.

Les traitements médicaux

Les traitements sont multiples mais dépendent de la gravité et donc de l’état d’avancement.

Le traitement de base est la mise au repos du membre et l’application de glace qui reste le traitement le plus naturel. Personnellement, j’encourage aussi les randonneurs pourvus de ce problème d’aller consulter sans tarder un physiothérapeute/osthéopathe (Entre 30 et 50 € la consultation). On en trouve facilement dans la plupart des villes sur le chemin. Ils vous permettront d’examiner l’état d’avancement pour vous fournir le traitement le plus adapté, mais aussi pour vous offrir un massage des zones inflammées afin de les détendre et de faciliter la guérison.

Arrivée au stade de tendinite, les anti-inflammatoires oraux ne sont plus efficaces.  Surtout dans les périodes d’efforts physiques qui peuvent suivre.

Quand la tendinite est vraiment très avancée la physiothérapie (électrothérapie en particulier) et vraiment nécessaire et peut abréger l’inflammation. En pratique, on peut être amené à faire des infiltrations de corticoïdes.

L’échec de toutes ces thérapeutiques oblige à immobiliser le membre et donc à plâtre l’articulation touchée. L’immobilisation peut durer 3 semaines à 1 mois.

Dans le cas de récidives multiples, la chirurgie peut être proposée et offre plusieurs solutions:

  • Allongement du muscle
  • Désinsertion et mise au repos du muscle et du tendon
  • Dénervation pour éliminer la douleur
  • Nettoyage-ablation des parties dégénérées
  • Peignage du tendon : Le chirurgien pratique des incisions au bistouri le long du tendon, comme s’il le peignait. En cicatrisant, le tendon prend de l’épaisseur et devient moins vulnérable

Les tendinites du Chemin

LES CLASSIQUES

La tendinite achilléenne

Elle touche le tendon d’Achille qui relie le mollet au pied. Cette tendinite peut être liée à des excès sportifs, mais aussi à des chaussures inadaptées (semelles trop dures, irritation par des chaussures trop serrées à l’arrière)

Sa principale complication est la rupture totale du tendon.
On peut aussi soulager cette tendinite avec des semelles adaptées, une talonnette pour surélever le talon et reposer un peu le mollet, par des chaussures adaptées.

Les causes sont multiples, mais celles qui intéressent les pèlerins sont les suivantes : changement dans la hauteur du talon (en particulier chez les femmes habituées aux talons hauts. Le passage aux chaussures à semelles lisses fait souffrir au tendon une traction désaccoutumée). L’utilisation de chaussures à talonnette trop souple et la marche sur des terrains en pente risquent de provoquer également une élongation excessive du tendon, forçant les limites de son élasticité. Et enfin, la pression directe exercée sur le tendon par des bottes à tige haute, excessivement serrées à la cheville.

La tendinite de la patte d’oie

Elle touche la face interne et postérieure du genou. La zone parait souvent épaissie. Cette affection touche les sportifs, mais aussi les obèses. Le genu valgum (jambes arquées en dedans, à l’inverse des cavaliers) favorise cette tendinite.

Pour prévenir l’apparition de la tendinite d’Achille, veillez à vous équiper de chaussures adaptées à votre pointure. Utilisez des bottes à semelle rigide, sans talonnette souple et à la tige arrière abaissée, pour éviter précisément ce type de lésion. Réaliser, en outre (les femmes habituées aux chaussures à talons hauts en particulier), des exercices d’étirement du tendon d’Achille, en augmentant progressivement leur intensité, quelques semaines avant le départ, avec les chaussures qui seront utilisées sur le Chemin.

PLUS RARES

Les pubalgies

Plus rare, elles correspondent à un surmenage des muscles de la symphyse pubienne (zone du bassin située au dessus et de part et d’autre des organes génitaux).
On peut trouver des douleurs au niveau de l’insertion des abdominaux, au niveau des adducteurs (muscles qui ramènent les cuisses en dedans, l’une contre l’autre). Cette affection, ou plutôt ces affections touchent surtout les sportifs.
Quelques exercices d’élongations progressives peuvent diminuer.  Pour bien déterminer ces exercices, il vaut mieux consulter un kynésithérapeute ou encore un physiothérapeute.

La tendinite du moyen fessier

La douleur se situe au niveau de la hanche, en dehors. La personne souffre en montant les escaliers ou en sortant de voiture (mouvement de jambe en dehors). Elle souffre également la nuit lorsqu’elle s’endort sur sa hanche.

Préventions et premiers traitements

  • Boire de l’eau – très souvent et en petites quantités (15 à 20 cl / toutes les 20 min).  N’attendez pas d’avoir soif.  En fin de journée et suivant l’effort fourni et la chaleur extérieure, un pèlerin doit avoir bu et cumulé entre 2 et 4 litres de liquides (eau, thé, café, soupe, etc…).  Pour répondre à ce besoin, il est préférable d’avoir une gourde de type poche à eau dans son sac, raccordée à un tuyau, plutôt qu’une gourde classique ou des petites bouteilles d’eau car le pèlerin ne s’arrêtera alors que quand il aura vraiment soif…
    Boire permet aussi de se prémunir des coups de pompe ou de chaleur et de limiter les courbatures musculaires.
  • Faire des poses fréquentes – environ toutes les 2 heures.
  • Le soir après la douche, masser par des mouvements amples et lents les muscles et les tendons à l’aide d’une huile de massage.
    Je vous propose d’utiliser une huile à base d’Arnica qui aura pour double effet de détendre vos muscles et d’atténuer vos douleurs. (Huile de Massage à l’Arnica WELEDA® – Prenez avec vous un peu de cette huile dans un petit flacon et non le flacon d’origine qui est en verre et qui est bien trop lourd). L’Huile de Massage à l’Arnica est plébiscitée par les masseurs-kinésithérapeutes et les sportifs de haut niveau (ski de fond, biathlon, triathlon, trail/ultra trail en haut montagne, gymnaste, etc.)
  • En cas de douleurs le soir, placez de la glace ou des packs de froid instantané sur les zones endolories afin de décontracter et diminuer l’inflammation.
  • Dès que des douleurs répétées commencent à se faire sentir, massez les zones endolories régulièrement (10 à 15 min. toutes les heures) par des mouvements petits, précis et lents avec une crème anti-inflammatoire/analgésique à base d’Arnica (TRAUMEEL®  50 gr) C’est une crème homéopathique très efficace…Même les plus sceptiques ont du le reconnaître.

En cas de doute, consulter un physiothérapeute dès que possible.


Juin 3 2009

Le chemin parcouru & les étapes

par David MARTIN

Voici le détail du chemin que j’ai parcouru incluant les villes étapes de ce voyage.

Etapes


Juin 2 2009

La trousse de secours indispensable

par David MARTIN

Croix RougeAfin de limiter le poids (qui est un des facteurs les plus importants dans cette randonnée), je propose de vous remettre la liste de votre trousse de secours composées des éléments indispensables qui serviront très probablement durant votre chemin.

  • 2 boites IBUPROFENE® 400mg : anti-inflammatoire non stéroïdien possédant des propriétés analgésiques (antidouleurs), antipyrétiques (fait baisser la température) et antiagrégantes plaquettaires (fluidifie le sang).  LE médicament INDISPENSABLE contre les premières douleurs du chemin et les tendinites ou encore les maux de tête ou les rhumes, les grippes, la fièvre…
  • 2 tubes de crème anti-frottements pour les pieds AKILEINE NOK® : Permet de durcir la peau de vos pieds et d’éviter les ampoules. Préparez vos pieds déjà 10 jours avant votre départ, puis enduire vos pieds chaque matin avant de partir ou dès que vous sentez le moindre frottement (en application durant la randonnée ne pas faire pénétrer la crème)
  • 1 tube gel AKILEINE FRAICHEUR VIVE® des laboratoires ASEPTA ou CALENDEEL C®-GEL du laboratoire Heel* en cas de surchauffe des pieds – Soulage instantanément
  • 1 tube de crème TRAUMEEL® anti-inflammatoire/analgésique 50 gr du laboratoire Heel* en cas de douleurs de type tendinites et même de rougeurs (début d’amapoules) dûent aux frottements – C’est une crême homéopathique très efficace…Même les plus sceptiques ont du le reconnaître.
  • 1 bombe ECONAZOLE SANDOZ® 1% pour la prévention et les soins des mycoses des pieds : pulvérisation 1 à 2 fois par semaine (pieds et chaussures)
  • 1 scalpel pour inciser les ampoules (les couper dans le sens du frottement)
  • 1 bobine de gros fil et une aiguille pour les ampoules
  • 2 pansements dim 20×20 cm hydrocolloïde COMFEEL Plus® du laboratoire COLOPLAST – pour soigner et protéger vos ampoules (Et non COMPEEL, qui lui est plus gros et complètement inadapté pour cette randonnée)
  • 1 paire de ciseaux pour découper vos pansements et vos ongles de pieds (le faire très souvent)
  • 5 unidoses BETADINE® SCRUB 4 % –  10 ml ou 5 unidoses EOZINE® AQUEUSE 2% GIFRER – 2 ml
  • 10 compresses de gaze stériles 7,5×7,5 cm pour nettoyages ou applications sur lésions cutanées
  • 50 cm de Sparadrap autoadhésif HYPAFIX® en bande de 5 cm de large à découper : à l’avantage d’être très fins, très doux, elastique, très collant et de laisser respirer les lésions pour qu’elles puissent sécher.
  • 5 pansements autocollants stériles STERIPAN® – Gros format (5x)
  • 5 pansements autocollants stériles STERIPAN® – Petit format (5x)
  • 1 petit tube de crème solaire – Indice 50+
  • 1 roll à lèvres protection solaire et hydratation
  • 1 boite IMODIUM® 2 mg Gélule Boîte de 20 – Traitement des diarrhées aiguës, chroniques et gastro-entérites.
  • 1 tube de granules homéopathique ARNICA – 5CH – Contre les douleurs – 5 granules toutes les 2 heures en période de crise
  • 1 tube de granules homéopathique BELLADONA – 5CH – Contre la fièvre – 5 granules toutes les 2 heures en période de crise
  • 2 paires de bouchons d’oreilles – Haute protection contre le bruits…mais surtout contre les ronflements (les siens y compris !)

En OPTION :

  • 3M Nexcare Cold Instant® double pack – 2 coussins thermiques – 15 cm X 18 cm ou équivalent –  dégage du froid en cas de douleurs vives musculaires ou tendinites

(*) Le laboratoire HEEL n’est pas représenté en France.  Il est donc parfois difficile de trouver leurs produits en pharmacie.  Renseignez-vous auprès de votre pharmacien et commandez lui les produits dont vous avez besoin.  Ils vous seront alors livrés sous 24 à 48 h.  Sinon, il est possible de les commander sur divers sites Internet ou encore de l’acheter dans une pharmacie en Espagne qui propose des produits homéopathique.

Durant votre chemin vous allez surtout prendre soin de vos pieds et des premières douleurs musculaires. Cette pharmacie est donc concentrée sur l’essentiel. Seul l’Imodium, la Belladona, la crème solaire sortent de ce contexte mais sont tout aussi importants.  Les gastros sont légions sur le chemin, tout comme les rhumes ou les grippes.  Vous allez croiser des gens du monde entier qui sont de véritables vecteurs pour toutes les sortes de virus.  Si cette pharmacie vous aidera durant votre journée de marche, en cas d’autres besoins vous allez croiser des Albergues qui disposent déjà des premiers éléments pour vous soigner, des pharmacies qui pourront vous aider à la compléter, des dispensaires médicaux à la disposition des pèlerins, des cabinets de la Croix Rouge ou encore des pèlerins eux-mêmes qui pourront vous aider.  Il ne sert donc a rien de vous surcharger.

Les ampoules dépendent beaucoup de vos chaussures et de vos chaussettes.  Évitez les chaussures de grande randonnée pour la montagne, trop lourdes et complètement inadaptées pour le chemin qui n’a pas de difficultés de passage majeures.  Des chaussures hautes sont cependant mieux adaptées pour le chemin.  La doublure de votre chaussure qui souvent peut être en Goretex® très épais et rugueux peut produire très vite ces ampoules – le vrai cauchemar du pèlerin.  Dans ce cas, vous pouvez aussi ajouter une paire de chaussette de type bas Nylon – très fins qui limiteront ces frottements. La crème NOK est un véritable PLUS.  C’est la crème des randonneurs qui agit comme une véritable deuxième peau. Pour bénéficier pleinement de ses bienfaits, il est indispensable de bien préparer vos pieds au moins 10 jours avant le départ.  Il est donc nécessaire de se masser les pieds quotidiennement et de bien la faire pénétrer dans l’épiderme avec une dose conséquente de crème afin de commencer à faire durcir la peau de vos pieds. Une fois sur le chemin, chaque matin avant de commencer sa nouvelle étape de 20 à 35 km, il sera indipensable de l’appliquer en dose suffisante et de ne pas la faire pénétrer dans la peau.

Les douleurs musculaires et articulaires apparaissent les premiers jours et c’est ensuite au 2/3 du chemin que l’on voit les tendinites arriver. Surtout après les étapes très planes entre Boadilla et Hospital de Orbigo. Si vous sentez des douleurs aux extrémités de vos muscles durant plusieurs jours, alors la tendinite vous guette. Pour y remédier le plus rapidement possible, il est donc nécessaire de  massez et de re-massez vos muscles et vos tendons en profondeur avec la crème Traumeel toutes les 2 heures et de prendre des Ibuprofènes toutes les 6 heures afin de soulager dans les 20 min la douleur.  Si elle persiste, ne continuez pas votre marche et terminez votre étape en autobus ou en taxi. Dans ce cas il est alors nécessaire de faire un break d’1 à 2 journées et d’aller voir un ostéopathe-physiothérapeute pour diagnostiquer la gravité et travailler vos tendons et vos muscles pour les détendre.  Si vous insistez, l’arrêt ne sera plus une option mais sera obligatoire…pour une durée d’au moins 7 jours, avec au final d’éventuelles conséquences à vie. Attention également à l’utilisation prolongée d’Ibuprophène – respectez les doses : à forte dose, il peut vous couper la sensation de douleur …jusqu’à la rupture musculaire ou ligamentaire ou encore provoquer des problèmes gastriques (attention aussi aux intolérances, ou allergies à ce médicament).

Le maître mot : écoutez votre corps ! Le chemin de Compostelle n’est pas une randonnée de performance mais d’endurance.

Voilà, j’espère que mon expérience pourra vous servir. N’hésitez pas à me contacter en cas de question.


Juin 2 2009

GPS – Télécharger les coordonnées GPS du Camino Francès

par David MARTIN

Extrait de carte topographique par GPSies.comJe mets à la dispositions des pèlerins ou des futurs pèlerins les coordonnées GPS du Camino Francès au départ de Saint-Jean-Pied-de-Port aux formats GPX et KMZ depuis les liens suivants :

Cependant, si en randonnée ordinaire l’utilisation de cartes topographiques détaillées ou de GPS sont nécessaires ou font parties du « jeu », le Camino Francès ne nécessite aucunement l’utilisation de tels outils.  En effet, le chemin est parfaitement balisé et il est très difficile de se perdre.  Dans le cas contraire, il suffit de demander à la population locale le chemin qui le plus souvent se fera un plaisir de vous remettre dans le droit chemin.


Avr 14 2009

Derniers préparatifs

par David MARTIN

Enseigne sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle

J-2 – Temps prévu sur StJPDP pour jeudi et vendredi  : ensoleillé avec averses – Temp. : min : 7 °C / MAX : 16°C

Sur Roncesvalles, c’est une autre histoire : -1 à 13°C…Obligé de prendre des gants…comme le disait un ancien pèlerin sur un de ces sites sur Compostelle… Pour confirmer, j’ai également vu des photos d’une randonnée qui datent de 2006 à la même période, et où à partir du col de Bentarte, il y avait encore des plaques de neige.

L’attente est longue mais je ferai sûrement moins le malin vendredi. Je viens de réserver une chambre dans un gîte de Saint-Jean-Pied-de-Port. C’était préférable car la saison commence et l’albergue l’Esprit du Chemin était déjà complète. J’ai donc réservé chez Monsieur Bonhomme, au gîte le Chemin de l’Etoile. Un homme très gentil…Normal avec un nom pareil 😉 . Monsieur Bonhomme m’attend donc jeudi vers 17h00. Sans rien avoir demandé, il m’a confirmé que le beau temps arrivait et que c’était une bonne période pour commencer le Chemin…

Retour chez Décathlon ce matin : j’ai dû me racheter une nouvelle veste de rando tout temps car pas moyen de mettre la main sur mon ancienne veste.  Une Quechua Foreclaz 500 en NovaDry qui devrait être imperméable mais surtout respirer.  Elle est simple, légère et semble bien pensée et renforcée là où il faut. On verra avec l’usage, mais une fois de plus c’est fabriqué en Chine…Bon, je ne dirais rien elle était en solde.


Avr 11 2009

Entrainement – Part 1

par David MARTIN

J-5 – Climat prévu pour Jeudi à Saint-Jean-Pied de Port : Pas beau 🙁

Ce matin, j’ai pesé tous les éléments 1 par 1 (oui, oui vous avez bien lu…Çà permet de mieux trouver le coupable) qui se trouveront dans mon sac.  J’avais fait une estimation à la louche et je ne me suis trompé que de 0,5 kg.  Mon sac, tout le matériel et l’eau pèseront donc en tout 9,5 kg.  J’ai donc respecté mon contrat qui était d’avoir une charge maximum sur le dos de moins de 10 kg.

Pour m’entraîner et estimer les petits réglages j’ai donc été faire une marche de  4 Km avec mon sac à dos contenant tout le matériel (et incluant 2 L d’eau) que je devrais avoir durant la randonnée et vêtu de la même façon que je le serais durant 1 mois.  Je n’ai rien à dire.  Tout est super : pas chaud, pas froid, pas de douleur, marche dans un pur confort.  Je n’ai senti aucune charge, aucun point désagréable à cause du sac.  On peut tellement le régler finement que je pourrais supporter facilement une charge supérieure.  Tant mieux, car je n’avais pas mis quelques ravitaillement de type dattes, pâtes de fruits, figues, abricots séchés qui peuvent prendre facilement un poids de 1 kg en plus.

J’ai aussi reçu ce matin ma genouillère (MAC FAY – Modèle RACE) par la Poste.  La petite société du dépt. de la Loire (42), m’a aussi remis un flacon d’une lotion chauffante et d’une relaxante.  Super sympa. La genouillère est super confort et maintient très bien ma rotule.  Une seul un petit frottement dans la pliure interne du genoux risque de me gêner durant la journée.  Je vais devoir mettre de la crème NOK sur cette zone afin d’éviter toute douleur ou problème de peau irritée.

Côté chaussure, des purs chaussons avec ces chaussettes MONNET. LE SEUL PETIT HIC : j’ai marché dans une merde de chien…Fait chier, les crampons de mes chaussures ont tout mangé ! ;-).

Côté iPhone…C’est la cata :

  • GPS MotionX n’a pas fonctionné…il n’a jamais trouvé les satellites : Euh ! je suis en région parisienne, il faisait beau …donc problème). C’est pas la première fois qu’il me fait cela.  Il a une très bonne interface …mais l’apps ne vaut vraiment rien pour le moment.
  • Le logiciel EVERYTRAIL a planté au démarrage…après plus rien : c’est un peu normal vu la qualité du soft (bon il est gratuit mais ça n’excuse pas tout)
  • Le logiciel TRAILS n’a jamais voulu démarrer car je n’avais pas de parcours de préparé…Ca c’est fort…Si tu traces pas ton itinéraire à l’avance tu ne peux pas utiliser le soft et donc t’aider dans ton orientation… lolll !

Au final, j’ai dû utiliser PLANS, l’Apps par défaut dans l’iPhone, qui m’a donné le bon chemin en 3 sec. re-lolll !

Côté tracking, j’ai simplement utilisé GPS TRACKER couplé au site tiers INSTANTMAPPER qui ont fonctionnés à merveille pour me donner ma position exacte et la retransmettre en 1/4 de sec. sur le Blog.  Plus c’est simple, mieux ça fonctionne…Une fois de plus !


Avr 11 2009

Cartes, coordonnées GPS & iPhone

par David MARTIN

3phone_screenshot1Même si le chemin ne nécessite pas trop de cartes topo, j’aime bien savoir où je suis.  Ca fait aussi parti du jeux de la randonnée. Toutes mes cartes topographiques sont donc prêtes. J’ai fait des captures de cartes qui sont accessibles via mon iPhone en OFFLINE.  Donc, si je le veux ou si je suis perdu et si je n’ai pas de de signal GPS,  je pourrais toujours voir où je suis et où je vais.

J’en ai profité pour diffuser sur le superbe site GPSies.com tout le chemin Camino Francés, étape/étape, et le diffuser sur ce Blog pour le rendre public….Ca pourra aider les autres pèlerins dans la recherche de cartes comme moi (même si, sans rire je préfére une bonne carte en papier de type IGN). J’ai ensuite exporté les données vers mon logiciel Trails qui me permet de suivre sur des cartes l’avancée en le couplant au chemins et aux Waypoints donnés par le site http://www.caminosantiago2010.es qui a diffusé tous les chemins en version GPS (mais uniquement KMZ (Google Earth)) en vue du prochain Jubilé, qui aura lieu l’année prochaine.  Merci à eux…mais ça n’a pas été simple de les trouver. Même dans Google. Alors, j’en ai profité pour diffuser le chemin sur Google Maps. Et au final, j’ai saisi les coordonnées de chaque ville de fin d’étape à atteindre dans l’application GPS/Boussole GPS MotionX sur l’iPhone.

Si avec ça j’ai encore un doute ou si je trouve à me perdre, je serais le Geek le plus naze :-). Même si l’on a pas besoin de mobile et encore moins d’iPhone pour faire ce chemin, j’ai tout de même des virements bancaire à faire, des données à remettre, et des nouvelles à donner un peu au gens qui me soutiennent. J’avoue que cette iPhone est vraiment adapté à plein de choses (même lampe de poche et niveau à bulle…Ben oui ! Dans les montées sur le chemin, la nuit, ça peut servir ! :-))

Donc les étapes sont maintenant exportables depuis ce site dans toutes les versions que vous voulez : GPX, KMZ, Garmin et le reste…(voir la page « Mon itinéraire« )

PS : Au passage, tout ce travail m’a pris 3 jours…Merci qui ? 😉


Avr 10 2009

Entrainement – mise en forme

par David MARTIN

Il faut que je m’entraine. La 1ère étape me fait peur : j’attaque 25 km avec une ascension à 1 271 m, un dénivellé de 735 m et une descente de 1511 m. Marche prévue de 6h00 (à 4 km/h) qui pour moi risque de se transformer en 8h00, si je ne jette pas l’éponge avant. Il faut dire que la plupart des autres pèlerins partent de chez eux… et donc il arrive à Saint-Jean-Pied-de-Port frais comme des gardons prêts à attaquer l’Everest. Si je ne fais pas un peu d’entraînement,  je risque de finir au commencement… Une scène qui ressemblera à celle du film « St-Jacques…La Mecque » de Coline Serreau où l’on peut voir un touriste type jeune cadre dynamique qui se croit plus malin que les autres…et qui flanche en beauté à la première montée de Saint-Jean-Pied-de-Port… 😉

Je vais donc commencer à marcher un peu tous les jours qu’il me reste avant d’y être (soit moins d’une semaine). Cela me permettra également de tester mon sac à dos plein et mes chaussures et de pouvoir les ajuster s’il le faut.

J’ai commencé à me masser les pieds avec de la Crème NOK afin de les durcir et ainsi éviter les ampoules. J’ai aussi regarder les régimes alimentaires pour les randonnées. Tout ce que j’avale sera du carburant pour mon « moteur » : mes jambes. Pour optimiser les performances il faut donc m’alimenter correctement. La randonnée étant principalement un travail d’endurance, le régime alimentaire portera donc essentiellement sur des sucres lents (riz, pâtes, polenta, pain complet…) la veille et des sucres rapides (chocolat,fruits secs, barre énergétique) pendant l’effort.

L’hydratation doit être régulière et suffisante. Il faut boire AVANT d’avoir soif …soit environ TOUTES LES DEMI-HEURES en petite quantité. En effet, aussi impressionant que cela peut paraître, on peut perdre jusqu’à 40% de nos moyens au bout d’une heure d’efforts sans apport d’H2O. De plus, une bonne hydratation permet de bénéficier d’une meilleure récupération en évitant également les crampes et les courbatures. Ce qui n’est pas un luxe dans les premiers temps.

Ca va être très raide. Et plus j’arrive à la date du départ, plus je doute…Vous croyez que c’est normal ? 🙂


Avr 8 2009

Pourquoi je pars vers Compostelle ?

par David MARTIN

Pourquoi je pars à Compostelle ?  C’est la première question que l’on me pose. Pour y répondre simplement, j’arrive aujourd’hui à un tournant de ma vie et la découverte de la randonnée a été pour moi une source de liberté et de prise de conscience que j’ai saisies durant l’été 2008 sur le Chemin Stevenson à travers les Cévennes, accompagné de l’ânesse Lola.

Le temps de s’interroger

Arrivé à l’âge de 42 ans, j’ai décidé de faire ce voyage afin de réaliser un point sur ma vie et en revenir plus serein pour l’avenir.  A ce passage charnière, le Chemin me permettra de la clarifier mes passions et mes désirs trop souvent confondus ou noyés dans le quotidien.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire la rubrique A propos


Avr 7 2009

Trousse de secours…C’est du lourd

par David MARTIN

Je viens de composer ma trousse de secours. C’est du lourd. En prix, j’en ai eu pour plus de 80 Euros. Moi qui me soigne avec l’Homéopathie, j’en ai jamais eu pour autant ;-). Et en terme de poids, c’est aussi ce qui pèsera le plus lourd dans mon sac. Mais je n’ai pas trop de choix pour une randonnée aussi intensive :

  • Genouillère rotulienne si je ne veux pas que mon genoux droit me lache dans les descentes
  • Crème pour les pieds pour les durcir déjà 10 avant le départ
  • Baume chauffant pour les muscles si je dois attaquer dès le matin
  • Baume relaxant si c’est trop dur en fin de journée
  • Spray antimycosique pour les pieds (ben oui, les Cèpes et les Morilles ne poussent pas que dans les forêts…)
  • Crème solaire (Ca risque de commencer à taper fort entre avril et mai)

Après c’est de la bricole, mais utile au cas ou…(aspirine, collyre, bande, pansement, etc.)  Je suis curieux de voir le poids de la chose.  J’ai essayé de faire un compromis mais la liste recommandée au bon randonneur a du gros bon sens.  Le corps est tellement sollicité durant ces 1000 km.  J’espère ne pas avoir à m’en servir, sauf peut-être pour les autres :-).  Une forme de Saint-Bernard <:-)


Avr 7 2009

Le tracé de mon itinéraire

par David MARTIN
Extrait de carte topographique par GPSies.com

Extrait de carte topographique par GPSies.com

Je suis en train de me demander si je vais me doter d’un guide en papier qui permet de suivre le chemin au travers de belles pages en couleurs…Mis à part l’avantage sur quelques connaissances historique du chemin, je trouve cette solution inadéquate. Un gros morceau de papier que l’on ne sort jamais du sac, qui a un poids considérable et le plus drôle auquel on ne suit que très rarement les conseils.

Je suis en train de me dire que si sur le chemin j’ai besoin d’une information, il suffira de demander ou alors, dans le pire des cas (et s’il y a du réseau) de sortir mon iPhone pour chercher l’info. Pour faire le chemin, on trouve une pléthore de Guides commercialisés qui recensent des adresses d’hôtes qui auront bien voulu payer pour se faire référencer. Personnellement je pense que je vais préférer suivre mon intuition et vagabonder au gré du chemin et de mes envies et vivre le chemin comme il aura décidé.

Aucune carte topographique ne semble disponible dans le commerce. Comme nos cartes très détaillées comme nous pouvons en trouver grâce à l’IGN et qui recensent les chemins de randonnées. C’est plutôt dommage. Pour Compostelle, l’IGN publie une carte mais pour les chemins français. Le chemin s’arrête à la frontière. Je me suis fais avoir ! Je pensais en achetant cette carte, trouver celle allant jusqu’à la destination… mais nada, quechi, peau de balle.

Je suis donc en train de tracer mes itinéraires journaliers et faire des copies des cartes (en format image JPG) que je serais alors capable de lire sur mon iPhone en OFFLINE, avec suffisamment de précisions, sans avoir besoin d’une connexion GPS.

Voici donc l’accès à mon itinéraire journalier et les cartes :


Avr 6 2009

Départ de Saint-Jean-Pied-de-Port

par David MARTIN
Saint-Jean-Pied-de-Port

Saint-Jean-Pied-de-Port

Ma décision est prise : départ de Saint-Jean-Pied-de-Port le jeudi 16 avril – 10h

J’ai cependant encore jusqu’au 8/04 pour confirmer mon départ.  Le train mettra 6h environ pour me descendre à destination. J’aurais un changement à Bayonne pour prendre un TER.  A partir de la l’aventure commencera…


Avr 6 2009

Quel chemin ? Difficile choix

par David MARTIN
1ère Etape du Camino Francés : 1300 m de dénivellation

1ère Etape du Camino Francés : 1300 m de dénivellation

J’ai un dilème : quel chemin prendre ?

Mon intuition me dit : El Camino Francés.  Mon coeur me dit El Camino Del Norte

  • Le chemin de la côte : Plus sportif, moins achalandé mais moins de structures d’accueil pour les pélerins
  • Le chemin classique : Plus de monde (peut-être moins en cette saison, bien que Pâques arrive) mais les structures d’accueil et de restaurations sont adaptés aux marcheurs.  Cependant ça attaque vraiment fort à partir de Saint-Jean-Pied de Port : plus de 1300 m de dénivellé sur 24 km.  Dure journée que sera la première.

Avr 4 2009

Ma visite au Vieux Campeur

par David MARTIN

Objectifs : confort, légèreté, résistance, réglages

Pour choisir mon matériel, mais surtout mes chaussures et mon sac à dos, qu’ils me fallaient renouveller, j’ai passé plus de 4h00 dans le quartiers des diverses boutiques du Vieux Campeur à Paris. Les vendeurs n’étaient pas les meilleurs conseilleurs. J’ai donc fait participer des randonneurs, qui comme moi venaient choisir de nouvelles chaussures de marche. Les randonneurs sont le plus souvent des gens d’une grande gentillesse et ouvert à la discussion quand elle en vaut la peine (Le randonneur aime le silence).

Un d’eux a commencé à discuter avec moi et a même fini par me dire : “Je sais que tu iras jusqu’au bout. Je le vois dans tes yeux !”.  Alors que je venais de lui répondre que je ne savais pas si j’allais pouvoir terminer le Chemin… Même si le chemin reste à faire, sa réflexion m’est allé droit au coeur.  J’ai vu en ses mots un signe qui venait confirmer une fois de plus mon choix.

l-1600-1200-2edbdfb1-b59b-468a-9ae9-f239cad94992.jpegDurant 2 heures j’ai donc essayé et ré-essayé les mêmes chaussures à la recherche des chausson qui auraient à m’accompagner jusqu’au bout des 1000 km que je m’apprête à faire : une question de sensation entre le confort, le maintient, l’espace du pied, la capacité de respirer.  Prévoir 1 pointure de plus (dépendant des marques et même du modèle de chaussure) afin de compenser le gonflement du pied durant la marche. Une pointure qui peut aussi faire du mal pour les ampoules qu’elle peut générer dans les descentes et les montés.  J’ai finalement été compléter le reste de ma panoplie avant de prendre ma décision finale.

Je suis donc aller d’abord choisir un sac de couchage pour pouvoir décider après de mon nouveau sac que je ne voulais pas plus gros que 45L.  Pour le sac de couchage, il devait être le plus léger possible, le moins encombrant et adapté aux températures de la saison (encore fraîches) mais intérieures (entre 6º et 13º C).  J’ai trouvé mon bonheur : 600 gr pour 2,5l d’encombrement et adapté aux températures.  J’ai pris une couverture de survie au cas où (recommandée par les guides randonneurs…même si je ne m’en servirai pas).

Je suis alors parti choisir mon nouveau sac à dos.  J’ai repris la même marque que mon ancien qui m’a duré 10 ans et qui en a vu des vertes et des pas mures sans broncher; à pied, à vélo, ou en moto. J’ai jamais eu à me plaindre de son confort et de toutes ses petites facilités de réglages et d’utilisation. Bon, je vais le dire, c’est un DEUTER !  J’ai pris cette fois un 40L que je trouve déjà trop grand.  Le vendeur ne me croyait pas à la vue de la randonnée que j’allais faire pendant plus de 30 j.  Il a l’habitude de voir des clients partir avec des valises pour une randonnée de 3 jours.  Aujourd’hui je peux dire qu’une fois remplit, il y a encore beaucoup de place disponible. Je peux me contenter de peu…c’est surtout le poids qui m’inquiète.  Le sac vide pèse 1,7 kg et j’ai pris, en plus, une gourde/poche à eau de 2 L , de la même marque, conçue et adaptée au sac. Histoire de ne pas me déséquilibrer et me tuer le dos.

Je suis au final revenu à la boutique de chaussure prendre ma décision.  Là j’ai rencontré une personne qui a eu la même hésitation que moi sur les mêmes modèles et qui a pris le même temps pour les essayer. Ca m’a rassuré… 😉 Au final, on a echangé nos impressions, nos questions et on a conclut ensemble du même modèle. BINGO !

Le lendemain je suis aller chez DECATHLON me choisir des vétements en sysnthétique adaptés…La j’ai mis 2 heures… C’est pas beaucoup mieux.  Essayer, ré-essayer…Un vraie fille…Sauf que là ce n’etait pas pour la beauté du gars et ses vétements le problème…mais le confort, la régulation de la température, le poids et le prix…

Un rééquipement qui m’a coûté un peu plus que 500 Euro (grâce à des Promos). Sinon j’allais me tapper une douille de 700 Euro… 🙁

La liste de matériel acheté :

  • Sac de couchage LAFUMA en duvet modèle Warm’n Light 60 – Taille 210 – Type Momie – 600 gr / 2,5l (avce poche de rangement et sac de stockage)
  • 1 sac à dos DEUTER 40+10L Modèle ACTLITE – 1,7 kg – Réglable dans tous les sens
  • 1 poche à eau de 2L – DEUTER avec clapet antir-retour, robinet et bouchon
  • 1 paire de chaussure de randonnée montante SALOMON Goretex  et cuir retourné – Modèle Xplorer
  • 3 paire de chaussette de randonnée anti-frottement Expert Trail  – 100% synthétique
  • 1 serviette de bain compact (Maxi taille, mini poids, mini encombrement…on dirait une savonette)
  • 1 pantalon DECATHLON Arpenaz 500 Synthétique type Cargo
  • 1 pantalon DECATHLON Arpenaz 500 Synthétique type Cargo modulable Short
  • 1 pantalon DECATHLON Baggy synthétique (pour décontraction le soir)
  • 3 caleçons DECATHLON Shorty SH 500 synthétique
  • 3 T-Shirt DECATHLON Forclaz 50 Synthétique
  • 1 polaire légère DECATHLON Isolate 1000 de type course à pied (régulation Temp. et sudation sur les T-Shirt avant d’attaquer une grosse polaire)
  • 1 paire de tong DECATHLON type piscine (Pour le soir – Pas avec de truc entre les doigts de pieds et où je peux mettre des chaussettes…C’est pas élégant mais c’est léger et confortable et pas cher (5 euro))
  • 1 pancho DECATHLON Forclaz 500 (Qui est étanche mais qui respire sous une pluie d’une journée…Pas le genre scaphandre sauna)
  • 1 couverture de survie épaisse.
  • Des bouchons d’oreilles (Boules Quies)…pour les randonneurs ronfleurs dont je fais parti après une bonne journée dans les bottes. 😉

Avec ça je devrais être prêt à partir pour un mois en version LEGER…dans le poids et un peu plus encore dans le porte-monaies 🙂


Avr 3 2009

Conseils

par David MARTIN

J’ai appelé mon ami Laurent qui a fait  le Chemin Francès en 2005 au départ du Gers.  Il m’a été de bons conseils comme toujours.  Ancien sous-officier dans les Chasseurs Alpins, il sait laisser l’inutile et surtout diminuer le poids d’un sac à dos encombré d’objets présent uniquement pour nous rassurer.  Pourtant sportif, cette épreuve n’a pas été facile mais fut aussi une belle délivrance.  Lui et son récit m’ont beaucoup fait rire car il a un pouvoir d’auto-dérision qui le rend encore plus attachant.  Merci Laurent.

Ses conseils à retenir : Un sac surtout léger (on le répétera jamais assez) de moins de 8kg et de la crème Crème Nok – Akiléïne Sports pour les pieds. A appliquer au moins 7 javant le départ et tous les soirs durant la randonnée.  Un baume connu de tous les bons randonneurs.


Avr 2 2009

Le Blog et ses fonctions avancées

par David MARTIN

La création du site m’a pris 2 jours. J’aimerais que Gabrielle soit en mesure d’avoir des nouvelles, des photos et suivre mon itinéraire du jour. Je suis donc en train de tester  des applications qui pourront nous relier entre mon iPhone, le blog et divers fonctions et applications avancées disponibles sur l’iPhone et depuis divers sites tiers :

Les applications iPhone :

  • Cartographie : TRAILS, GPS MotionX
  • GPS : TRAILS, EveryTrail, GPS MotionX, GPS Tracker
  • Instant Mapping (Suivie en temps réel sur une carte) : GPS Tracker
  • Coordonnées GPS Photos : Koredoko
  • Boussole : GPS MotionX
  • Mise à jour du site blog : WordPress
  • Appareil Photo : DarkRoom

Je me rends compte, une fois de plus,  que toute les applications et sites tiers ont leurs promesses, mais que tous ont encore ce défaut majeur : le manque de simplicité et d’interfaces intuitives.  Il me faut, par exemple, 3 applications pour faire ce dont j’ai besoin : me localiser, photographier et diffuser ces infos. Et il m’est parfois difficile de savoir où est la finalité de chacune des applications. De plus, le GPS et la boussole ne fonctionnent pas toujours très bien.  Il va falloir avoir recours à la bonne vieille méthode : l’intuition et l’observation.

Voici quelques APPS et sites tiers qui sont en plus en mesure de collaborer avec les applications de mon iPhone pour planifier mes itinéraires journaliers :

  • InstantMapper.com
  • EveryTrail
  • Google Maps et Google Earth
  • Bikely.com
  • GPSies.com
  • MapMyHike.com
  • OpenStreetMap.com

>> Voir un excellent article de mon ami Pierre le Gascon 😉 : http://blog.titou.net/2008/08/geolocalisation-photos/

Le meilleur compromis en terme de « simplicité » d’utilisation et de réponse à mes besoins sont :

  • le logiciel TRAILS
  • le site EveryTrail.com.
  • le site GPSies.com (mon préféré)

Avr 2 2009

Le Blog

par David MARTIN

La mise en place du Blog pour Compostelle


Avr 2 2009

En pleine préparation vers le Chemin (El Camino)

par David MARTIN
Coquille St-Jacques

Coquille St-Jacques

Ma décision est finalement prise. Je pars faire Compostelle, seul. Pour faire court (mais tout de même un périple de 35 jours), je commencerai certainement ma marche à partir d’Irun, à la frontière Espagnole, pour le chemin – El Camino Del Norte où à Saint-Jean-Pied-de-Port pour le chemin – El Camino Francès.  J’ai à ce jour plus d’affinité à prendre le chemin du nord (El Camino del Norte), plus sportif, mais moins fréquenté. Je ne me sens pas l’envie de trouver une autoroute humaine en ce moment.

Depuis quelques jours, je prépare donc ce voyage et le Chemin : matériel, itinéraire, finances et  toutes les ressources qui pourront m’aider à m’intégrer et marcher avec plus de sérénité devant ce périple difficile.

Le Challenge n’est donc pas facile mais l’on voit briller l’envie et la surprise de tous ceux qui connaissent un peu le périple. Il réussir à marcher entre 800 et 1000 km (pour ceux qui font l’Espagne seulement) malgré le temps, la fatigue, l’état du chemin et le reste.  Pour faire encore plus simple, mon sac devra peser moins de 9 kg (sac inclus) et je ne dispose pas d’un gros budget. Ce sera donc une course au poids inutile et tout sera calculer au plus juste. Dans une randonnée, en dehors de l’itinéraire et du temps qu’il fait, l’ennemi 1er du marcheur reste le poids de son sac et ses chaussures pour les pieds qui devront l’amener à bon port.

Je prépare aussi ce Blog en express qui a été mis en place en 3 jours. Il me permettra de rester en contact et de rassurer ma famille et mes amis au travers de mon iPhone (via l’application WordPress).  Cet iPhone est tout de même un véritable couteau Suisse ! Je peux disposer pour cette aventure en pleine nature de fonctions très avancées (si j’ai de la batterie et du réseaux) : GPS, boussole, carte, appareil photo, transmission des Azimuts et de photos et de mes commentaires. Twitter fera le reste.  Cependant mon forfait passera Espagne en International et Orange ne se gène pas pour facturer très cher les échanges de données via GPRS/EDGE/3G au tarif de 9cts d’Euro les 10 Ko…Soit 9 Euro le Mo….C’est cher payé.  Il me faudra soit prendre l’option 3Mo / 5 Euro / valable 7j ou trouver des connexions Wifi qui n’iront pas trouer mon budget.  Il faut savoir qu’Orange est présent en Espagne comme opérateur (Opérateur = voleur ?)

Je devrais donc partir vers le 15 avril 2009, soit en train, soit en covoiturage.  Chaque jour me rapproche un peu plus de ce Chemin, qui devrait devenir aussi un peu le mien (si j’arrive au bout). Tous les pèlerins du Chemin vous le diront. J’ai hâte !

P.S. : Aujourd’hui je suis allé au Vieux Campeur afin de compléter mon matériel (article à venir). Un de ces randonneurs que l’ont retrouves souvent dans cette enseigne a commencé à discuter avec moi et a fini par me dire : « Je sais que tu iras jusqu’au bout. Je le vois dans tes yeux ! ».  Alors que je venais de lui répondre que je ne savais pas si j’allais pouvoir terminer le Chemin… Même si le chemin reste à faire, sa réflexion m’est allé droit au coeur.  J’ai vu en ses mots un signe qui venait confirmer une fois de plus mon choix.


Mar 31 2009

Un site sur le Chemin de Compostelle

par David MARTIN

Chemin de Compostelle

Cet espace présente le Chemin de Compostelle que j’ai parcouru du 16 avril 2009 au 18 mai 2009 entre Saint-Jean-Pied-de-Port et Santiago de Compostela par le Camino Francés.  J’ai accompli durant 31 jours un périple de 800 Km pour rejoindre Saint-Jacques.

Certains articles ont été rédigés avant mon départ pour échanger sur la préparation ou les aspects logistique, et d’autres, pendant et après mon retour pour partager mon expérience du Chemin. J’ai pu rédigé en Chemin, un carnet de bord en ligne qui m’a permis de rester en contact direct avec mon entourage grâce à l’application WordPress (gratuite) disponible pour les iPhone™.

Si vous avez des questions sur ce sujet passionnant, n’hésitez pas ! 

Pour ceux ou celles qui s’apprêtent à partir dans cette aventure et qui sont en visite sur ce site, je leur souhaite un bon Chemin ou « Buen Camino » comme disent les pèlerins.

« Ultreïa e suseïa ! »
Toujours plus loin, toujours plus haut !

Illustration par : Frédéric BONY
pour PÈLERIN Magazine

 
 
 

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