Le Chemin

Historique

Saint-Jacques-de-Compostelle – Galice, Espagne

Situation de Saint-Jacques de Compostelle

Situation de Saint-Jacques de Compostelle

Depuis le IXème siècle, la tradition chrétienne situe à Saint-Jacques-de-Compostelle le tombeau présumé de l’apôtre Jacques le Majeur conduit, depuis la Palestine, par une barque de pierre guidée par la main de Dieu. Ainsi, depuis le Xème siècle, d’innombrables pèlerins venus de toutes parts sillonnent les routes terrestres et maritimes convergeant vers ce bout du monde galicien, aux confins de l’Europe.

Depuis un siècle, les historiens et les archéologues ont conjugué leurs recherches : s’il y a bien un tombeau attesté, et si une translation d’un corps dans une barque de pierre échouée sur le sol galicien peut aussi bien trouver une explication, il se peut qu’il y ait eu christianisation (c’est-à-dire récupération à des fins politiques et religieuses) d’un culte antérieur, païen ou hérétique, que l’Eglise ne savait effacer autrement.

SANTIAGO DE COMPOSTELA

  • Siège du gouvernement de Galice
  • Lieu majeur de pèlerinage chrétien
  • 131000 habitants (dont 40000 étudiants)
  • Vieille ville inscrite au patrimoine mondial par l’UNESCO depuis 1985.

LE CHEMIN CLASSIQUE
El Camino Francés de Saint-Jean-Pied-de-Port à Saint-Jacques de Compostelle

El Camino Francés - Le chemin classique

El Camino Francés - Le chemin classique

Le Camino Francés, ainsi dénommé parce qu’il fallait traverser le territoire des Francs avant de franchir la frontière naturelle que constituent les Pyrénées, s’étire de Puente la Reina (Navarre) à Saint-Jacques de Compostelle (Galice) sur environ 700km. Actuellement, c’est le plus mythique mais aussi le plus cosmopolite et le plus fréquenté – jusqu’à l’excès – des itinéraires en Espagne. Véritable empreinte laissée dans le paysage, il constitue depuis la Reconquista un axe structurant les territoires, au long duquel les villes se sont implantées.

Pour se rendre à Puente la Reina, le cheminant peut traverser les Pyrénées, soit par le col du Somport et emprunter le Camino Aragonés, soit par le col de Roncevaux et emprunter le Camino Navarro.

Deux hauts lieux du chemin restent redoutables pour les marcheurs : la Meseta, silencieux plateau castillan brûlé par le soleil ou le Mont Cebreiro en Galice, culminant à 1337 mètres.

Sur le Camino Francés, on peut admirer des chefs-d’œuvre de l’art et de la foi tels que la cathédrale de Burgos, les églises San Martin de Frómista et San Lorenzo de Sahagún, ou la cathédrale de León, entre autres. D’autres monuments religieux, sur le Camino Aragonés, constituent également des joyaux de l’architecture religieuse : la chapelle d’Eunate (un peu à l’écart du chemin, avant Puente la Reina), ou encore le monastère de San Juan de la Peña (également à l’écart, après Jaca).

Cet itinéraire bénéficie de nombreux équipements et aménagements souhaités par les pèlerins.

S’équiper en cartes précises du chemin est presque inutile. On pourrait même partir sans guide… Toutefois, comme il reste agréable de consulter le descriptif du sentier, son profil, le patrimoine rencontré ou encore la liste des hébergements, de nombreux guides pratiques existent.

Détails et téléchargement du chemin – El Camino Francés
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LE CHEMIN CÔTIER
El Camino del Norte de Bayonne au Cap Finisterre

Carte - El Camino del Norte

Carte - El Camino del Norte

Les pèlerins, au gré des dénivelés longent la mer Cantabrique. Ce « Camino de la Costa » se divise à Oviedo (lieu important de pèlerinage vers les reliques de la chambre Sainte de la Cathédrale), proposant alors deux possibilités pour rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle : par les terres en passant par Lugo ou en continuant à longer la côte par Ribadeo.

Dans les premiers temps du pèlerinage vers Compostelle, le Camino Primitivo (appelé ainsi à partir d’Oviedo) est emprunté, dès le IXe siècle, par Alphonse II, roi des Asturies. Ce dernier aurait, par ailleurs, rapporté de Jérusalem, les célèbres reliques du Saint Sauveur, qui sont conservées dans la chambre Sainte d’Oviedo, afin de les protéger des invasions musulmanes.

Cet itinéraire, Camino de la Costa ou Chemin Côtier, connut son premier essor au XIIIe, lorsque le roi Alphonse IX partit en pèlerinage vers les reliques exposées à la Cathédrale d’Oviedo. L’affluence qui suivit permit aux pèlerins du Moyen Age d’emprunter une voie commune pour ces deux dévotions (Saint-Jacques de Compostelle et le Saint-Sauveur). Le premier « guide » de cet itinéraire, est daté de la fin du XVe et attribué à l’Evêque Armenio Mártir de Arzendjan qui partit de Rome.

Toutefois, ce chemin découragea et terrorisa les pèlerins d’antan, tant par les innombrables fleuves à franchir que par ses étendues d’eaux « où se cachait le diable ». Le Chemin Côtier tomba progressivement en désuétude, parallèlement au développement et à l’aménagement du Camino Francés. Il conserva toutefois une fréquentation par des pèlerins étrangers, débarquant dans les ports basques, asturiens ou cantabriques.

En cours d’aménagement, l’itinéraire s’équipe peu à peu d’hébergements pour pèlerin. Ils restent cependant distants les uns des autres, dans un soucis de ne pas suréquiper l’itinéraire (à l’inverse de l’exemple donné par le Camino francés). Le balisage et l’entretien du chemin méritent des améliorations, bien que l’itinéraire soit intégralement signalé par des flèches jaunes… Véritable chemin d’aventure, il demande un minimum de préparation physique.

Détails et téléchargement du chemin – El Camino Del Norte
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Source : A.C.I.R. – Les chemins de Compostelle
www.chemins-compostelle.com