Juin 13 2009

Un guide pour le chemin ?

par David MARTIN

GuideLes grands randonneurs aiment bien utiliser des cartes topographiques et un guide : cela fait parti du jeu. Sur le chemin, si une majorité de pèlerins en possède un, le Camino ne nécessite pas de tels ouvrages.  Le Chemin Francès est tellement bien signalisé, qu’il est quasi impossible de se perdre.  Dans le cas contraire, il suffit de demander aux gens de la région qui se feront un plaisir de vous remettre « dans le bon chemin ». Le seul intérêt de posséder un guide est d’être informer des attraits touristiques et de s’instruire de l’histoire du chemin.

Les guides français sont très pesants, même si au final bon nombre de pèlerins déchirent les pages des étapes passées pour se soulager d’un poids inutile.  Le papier est trop épais et les couvertures et les reliures sont souvent trop fragiles.  A se demander si les éditeurs ou les auteurs ont déjà fait ce chemin ou simplement voyagé avec un sac à dos.  Pourtant les petites éditions anglaises et allemandes sont très pratiques : ils sont petits, peu épais, très riches en informations pertinentes, mis à jours très fréquemment par des associations de pèlerins et sont au final imprimés et expédiés à la demande.  Les éditeurs français eux mettent à jours leurs informations et impriment leurs nouvelles éditions tous les 12 à 24 mois environs.  En deux ans ont peut avoir de véritables bouleversements. Comme ceux de cette année où certaines villes se préparent actuellement à recevoir une invasion de pèlerins pour le prochain jubilé du chemin de 2010.  On retrouve ainsi sur le chemin de nouvelles albergues ou encore certaines qui sont actuellement fermées pour être rénovées en vue de se préparer pour ce grand événement de l’an prochain.  Pourtant aucune de ces informations n’étaient présentes dans les dernières éditions.

Sur le chemin français, on trouve en moyenne des albergues tous les 5 à 10 km.  Les étapes présentées dans les guides sont bien plus commerciales, qu’en rapport direct avec l’histoire et les étapes originales du chemin. La liste de toutes les infrastructures touristiques que l’ont retrouve dans les différentes éditions sont souvent présentées parce que les propriétaires ont payés pour faire cette publicité. Un récent reportage TV a démontré à quel point les évaluations et les adresses ne sont pas neutres et que la rédaction n’a aucun but bienveillant ou simplement d’informer. Leurs démarches ne sont pas dans l’esprit du chemin, car le pèlerins n’est pas un touriste.

Sur la dernière étape juste avant d’arriver à Santiago, la majorité des guides proposent de s’arrêter avant. Soit à 12 km sur le bord de la route nationale dans une véritable zone d’hôtels, ou encore à 4 Km dans une albergue qui ressemble à un centre commercial en béton : un véritable choc.  Pourtant pour cette dernière étape, on peut se permettre d’arriver à l’heure que l’ont veut car Santiago est une grande ville remplie d’albergues et d’hôtels à prix relativement raisonnable (entre 25 Euros et 40 Euros / nuit).  Quand on arrive à Santiago, c’est magique et bouleversant à la fois. Il faut pouvoir digérer son Chemin et s’habituer à l’idée que le Camino vient de se terminer. Arriver le soir à Santiago, c’est aussi entrer dans la ville avec lumière magnifique (quand il fait beau) et découvrir les beautés de sa vieille ville très riche en patrimoine et en activités culturelles, à une heure où l’on commence à voir sortir les espagnols et voir partir les touristes de la journée. Pour passer ses dernières nuits sur le chemin, l’hôtel n’est peut-être pas un luxe car l’albergue paroissiale de Santiago est un immense dortoir et une des plus chère du chemin (10 Euros) qui n’a pas plus de confort et d’eau chaude qu’une autre. Ses pèlerins décident souvent de continuer vers Fistera et se lèvent à 6h sans se soucier de vous laisser dormir alors que vous venez de finir votre chemin.

Avant mon départ, j’ai choisi de ne pas acheter de guide et encore moins de suivre leurs indications : ce n’est qu’un seul point de vue à un instant donné qui ne tient pas compte ni de ma difficulté de ma journée, ni de ma disposition, ni du temps qu’il fait, et encore moins des circonstances autour du groupe de pèlerins qui est parti en même temps que moi.  Dans le cas où je pouvais avoir des questions, il me suffisait de demander aux autres pèlerins ou au gens du coin.  Cela me permettait d’échanger, de faire connaissance, d’avoir des informations supplémentaires et surtout fraîches.  Pour le choix de mes arrêts, j’avais choisi d’écouter mon intuition.  Dans le doute, il suffisait de demander pour visiter l’albergue avant de pouvoir prendre une décision.  Les pèlerins arrivent souvent en après midi ou en soirée et le peu de confort que nous demandons pour nous reposer n’est pas un luxe.  On peut se soustraire au strict minimum pendant quelques temps, comme je l’ai fait à Estella, Torres del Rio, Hontanas et Manjarin (ce fut mes plus belles expériences) mais j’ai été très content de pouvoir retrouver par la suite un minimum de confort : une chambre avec pas trop de monde, un lit propre, une douche chaude et un peu de silence dans le dortoir une fois le couvre feu. Quand on lit certaines présentations d’albergues dans les guides, on se rend compte qu’ils ne disent pas tout, et parfois, encore moins que le minimum vital !

La synthèse de ce billet ?  Une chanson dont cet extrait s’adapte très bien au Camino :

« Dites leurs que
Chacun sa route,
Chacun son chemin,
Chacun son rêve,
Chacun son destin… »

Auteur : Tonton David (Ce n’est pas une blague ! Ce n’est pas moi !)

Ce n’est pas un guide (bien lourd) qui pourra vous le faire ! 😉 Restez votre propre guide !
Enfin, c’est mon « point de vue » !


Avr 4 2009

Ma visite au Vieux Campeur

par David MARTIN

Objectifs : confort, légèreté, résistance, réglages

Pour choisir mon matériel, mais surtout mes chaussures et mon sac à dos, qu’ils me fallaient renouveller, j’ai passé plus de 4h00 dans le quartiers des diverses boutiques du Vieux Campeur à Paris. Les vendeurs n’étaient pas les meilleurs conseilleurs. J’ai donc fait participer des randonneurs, qui comme moi venaient choisir de nouvelles chaussures de marche. Les randonneurs sont le plus souvent des gens d’une grande gentillesse et ouvert à la discussion quand elle en vaut la peine (Le randonneur aime le silence).

Un d’eux a commencé à discuter avec moi et a même fini par me dire : “Je sais que tu iras jusqu’au bout. Je le vois dans tes yeux !”.  Alors que je venais de lui répondre que je ne savais pas si j’allais pouvoir terminer le Chemin… Même si le chemin reste à faire, sa réflexion m’est allé droit au coeur.  J’ai vu en ses mots un signe qui venait confirmer une fois de plus mon choix.

l-1600-1200-2edbdfb1-b59b-468a-9ae9-f239cad94992.jpegDurant 2 heures j’ai donc essayé et ré-essayé les mêmes chaussures à la recherche des chausson qui auraient à m’accompagner jusqu’au bout des 1000 km que je m’apprête à faire : une question de sensation entre le confort, le maintient, l’espace du pied, la capacité de respirer.  Prévoir 1 pointure de plus (dépendant des marques et même du modèle de chaussure) afin de compenser le gonflement du pied durant la marche. Une pointure qui peut aussi faire du mal pour les ampoules qu’elle peut générer dans les descentes et les montés.  J’ai finalement été compléter le reste de ma panoplie avant de prendre ma décision finale.

Je suis donc aller d’abord choisir un sac de couchage pour pouvoir décider après de mon nouveau sac que je ne voulais pas plus gros que 45L.  Pour le sac de couchage, il devait être le plus léger possible, le moins encombrant et adapté aux températures de la saison (encore fraîches) mais intérieures (entre 6º et 13º C).  J’ai trouvé mon bonheur : 600 gr pour 2,5l d’encombrement et adapté aux températures.  J’ai pris une couverture de survie au cas où (recommandée par les guides randonneurs…même si je ne m’en servirai pas).

Je suis alors parti choisir mon nouveau sac à dos.  J’ai repris la même marque que mon ancien qui m’a duré 10 ans et qui en a vu des vertes et des pas mures sans broncher; à pied, à vélo, ou en moto. J’ai jamais eu à me plaindre de son confort et de toutes ses petites facilités de réglages et d’utilisation. Bon, je vais le dire, c’est un DEUTER !  J’ai pris cette fois un 40L que je trouve déjà trop grand.  Le vendeur ne me croyait pas à la vue de la randonnée que j’allais faire pendant plus de 30 j.  Il a l’habitude de voir des clients partir avec des valises pour une randonnée de 3 jours.  Aujourd’hui je peux dire qu’une fois remplit, il y a encore beaucoup de place disponible. Je peux me contenter de peu…c’est surtout le poids qui m’inquiète.  Le sac vide pèse 1,7 kg et j’ai pris, en plus, une gourde/poche à eau de 2 L , de la même marque, conçue et adaptée au sac. Histoire de ne pas me déséquilibrer et me tuer le dos.

Je suis au final revenu à la boutique de chaussure prendre ma décision.  Là j’ai rencontré une personne qui a eu la même hésitation que moi sur les mêmes modèles et qui a pris le même temps pour les essayer. Ca m’a rassuré… 😉 Au final, on a echangé nos impressions, nos questions et on a conclut ensemble du même modèle. BINGO !

Le lendemain je suis aller chez DECATHLON me choisir des vétements en sysnthétique adaptés…La j’ai mis 2 heures… C’est pas beaucoup mieux.  Essayer, ré-essayer…Un vraie fille…Sauf que là ce n’etait pas pour la beauté du gars et ses vétements le problème…mais le confort, la régulation de la température, le poids et le prix…

Un rééquipement qui m’a coûté un peu plus que 500 Euro (grâce à des Promos). Sinon j’allais me tapper une douille de 700 Euro… 🙁

La liste de matériel acheté :

  • Sac de couchage LAFUMA en duvet modèle Warm’n Light 60 – Taille 210 – Type Momie – 600 gr / 2,5l (avce poche de rangement et sac de stockage)
  • 1 sac à dos DEUTER 40+10L Modèle ACTLITE – 1,7 kg – Réglable dans tous les sens
  • 1 poche à eau de 2L – DEUTER avec clapet antir-retour, robinet et bouchon
  • 1 paire de chaussure de randonnée montante SALOMON Goretex  et cuir retourné – Modèle Xplorer
  • 3 paire de chaussette de randonnée anti-frottement Expert Trail  – 100% synthétique
  • 1 serviette de bain compact (Maxi taille, mini poids, mini encombrement…on dirait une savonette)
  • 1 pantalon DECATHLON Arpenaz 500 Synthétique type Cargo
  • 1 pantalon DECATHLON Arpenaz 500 Synthétique type Cargo modulable Short
  • 1 pantalon DECATHLON Baggy synthétique (pour décontraction le soir)
  • 3 caleçons DECATHLON Shorty SH 500 synthétique
  • 3 T-Shirt DECATHLON Forclaz 50 Synthétique
  • 1 polaire légère DECATHLON Isolate 1000 de type course à pied (régulation Temp. et sudation sur les T-Shirt avant d’attaquer une grosse polaire)
  • 1 paire de tong DECATHLON type piscine (Pour le soir – Pas avec de truc entre les doigts de pieds et où je peux mettre des chaussettes…C’est pas élégant mais c’est léger et confortable et pas cher (5 euro))
  • 1 pancho DECATHLON Forclaz 500 (Qui est étanche mais qui respire sous une pluie d’une journée…Pas le genre scaphandre sauna)
  • 1 couverture de survie épaisse.
  • Des bouchons d’oreilles (Boules Quies)…pour les randonneurs ronfleurs dont je fais parti après une bonne journée dans les bottes. 😉

Avec ça je devrais être prêt à partir pour un mois en version LEGER…dans le poids et un peu plus encore dans le porte-monaies 🙂