Juin 15 2009

Le chemin continu…

par David MARTIN

Lotus1Suite aux discussions que j’ai pu avoir avec mes rencontres les plus marquantes du Camino, j’avais pris alors la décision de m’intéresser au Bouddhisme dès mon retour. Aujourd’hui c’est chose faite ! Je me suis offert deux ouvrages écrits par le Dalaï-Lama afin de comprendre et d’appliquer certains préceptes dans mon quotidien.

Le bouddhisme est, selon les points de vue, une philosophie, une spiritualité ou une religion apparue en Inde au Vième siècle av. J.-C. Le bouddhisme présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, éthiques, de théories psychologiques, philosophiques abordées dans la perspective du plein épanouissement humain, et ce, en relation personnelle avec une réalité spirituelle. (Cf : http://fr.wikipedia.org/wiki/Boudhisme).

La fleur de Lotus est un des huit symboles du bouddhisme. Ses racines sont dans la vase, sa tige est dans l’eau et sa fleur flotte majestueusement sur l’eau. Ceci représente la progression de l’âme au travers d’abord du matérialisme, en passant par l’eau de l’expérience avant d’atteindre le soleil de l’illumination.

En France, sur les six grandes religions connues, cinq d’entre elles possèdent un organe accepté tant par les fidèles intéressés que par l’Etat et considéré par les pouvoirs publics comme leur interlocuteur officiel et dont l’Union bouddhiste de France en fait partie (http://www.bouddhisme-france.org). Elle compterait aujourd’hui entre 230 et 500 millions d’adeptes dans le monde.

Pour le moment je ne souhaite pas que cette philosophie devienne une religion, mais simplement un support de pensées pour une vie plus fluide et limpide. Je ne prétends pas devoir atteindre la sagesse (la sagesse, est déjà de savoir qu’il est impossible de l’atteindre dans absolue) mais d’apprendre à mieux canaliser certaines énergies et vivre en plus grand accord avec moi-même, mon entourage et l’environnement qui m’entourent.

C’était une des bonnes intentions de mon Chemin afin de le poursuivre dans cette voie. Celle du juste milieu !


Juin 13 2009

Un guide pour le chemin ?

par David MARTIN

GuideLes grands randonneurs aiment bien utiliser des cartes topographiques et un guide : cela fait parti du jeu. Sur le chemin, si une majorité de pèlerins en possède un, le Camino ne nécessite pas de tels ouvrages.  Le Chemin Francès est tellement bien signalisé, qu’il est quasi impossible de se perdre.  Dans le cas contraire, il suffit de demander aux gens de la région qui se feront un plaisir de vous remettre « dans le bon chemin ». Le seul intérêt de posséder un guide est d’être informer des attraits touristiques et de s’instruire de l’histoire du chemin.

Les guides français sont très pesants, même si au final bon nombre de pèlerins déchirent les pages des étapes passées pour se soulager d’un poids inutile.  Le papier est trop épais et les couvertures et les reliures sont souvent trop fragiles.  A se demander si les éditeurs ou les auteurs ont déjà fait ce chemin ou simplement voyagé avec un sac à dos.  Pourtant les petites éditions anglaises et allemandes sont très pratiques : ils sont petits, peu épais, très riches en informations pertinentes, mis à jours très fréquemment par des associations de pèlerins et sont au final imprimés et expédiés à la demande.  Les éditeurs français eux mettent à jours leurs informations et impriment leurs nouvelles éditions tous les 12 à 24 mois environs.  En deux ans ont peut avoir de véritables bouleversements. Comme ceux de cette année où certaines villes se préparent actuellement à recevoir une invasion de pèlerins pour le prochain jubilé du chemin de 2010.  On retrouve ainsi sur le chemin de nouvelles albergues ou encore certaines qui sont actuellement fermées pour être rénovées en vue de se préparer pour ce grand événement de l’an prochain.  Pourtant aucune de ces informations n’étaient présentes dans les dernières éditions.

Sur le chemin français, on trouve en moyenne des albergues tous les 5 à 10 km.  Les étapes présentées dans les guides sont bien plus commerciales, qu’en rapport direct avec l’histoire et les étapes originales du chemin. La liste de toutes les infrastructures touristiques que l’ont retrouve dans les différentes éditions sont souvent présentées parce que les propriétaires ont payés pour faire cette publicité. Un récent reportage TV a démontré à quel point les évaluations et les adresses ne sont pas neutres et que la rédaction n’a aucun but bienveillant ou simplement d’informer. Leurs démarches ne sont pas dans l’esprit du chemin, car le pèlerins n’est pas un touriste.

Sur la dernière étape juste avant d’arriver à Santiago, la majorité des guides proposent de s’arrêter avant. Soit à 12 km sur le bord de la route nationale dans une véritable zone d’hôtels, ou encore à 4 Km dans une albergue qui ressemble à un centre commercial en béton : un véritable choc.  Pourtant pour cette dernière étape, on peut se permettre d’arriver à l’heure que l’ont veut car Santiago est une grande ville remplie d’albergues et d’hôtels à prix relativement raisonnable (entre 25 Euros et 40 Euros / nuit).  Quand on arrive à Santiago, c’est magique et bouleversant à la fois. Il faut pouvoir digérer son Chemin et s’habituer à l’idée que le Camino vient de se terminer. Arriver le soir à Santiago, c’est aussi entrer dans la ville avec lumière magnifique (quand il fait beau) et découvrir les beautés de sa vieille ville très riche en patrimoine et en activités culturelles, à une heure où l’on commence à voir sortir les espagnols et voir partir les touristes de la journée. Pour passer ses dernières nuits sur le chemin, l’hôtel n’est peut-être pas un luxe car l’albergue paroissiale de Santiago est un immense dortoir et une des plus chère du chemin (10 Euros) qui n’a pas plus de confort et d’eau chaude qu’une autre. Ses pèlerins décident souvent de continuer vers Fistera et se lèvent à 6h sans se soucier de vous laisser dormir alors que vous venez de finir votre chemin.

Avant mon départ, j’ai choisi de ne pas acheter de guide et encore moins de suivre leurs indications : ce n’est qu’un seul point de vue à un instant donné qui ne tient pas compte ni de ma difficulté de ma journée, ni de ma disposition, ni du temps qu’il fait, et encore moins des circonstances autour du groupe de pèlerins qui est parti en même temps que moi.  Dans le cas où je pouvais avoir des questions, il me suffisait de demander aux autres pèlerins ou au gens du coin.  Cela me permettait d’échanger, de faire connaissance, d’avoir des informations supplémentaires et surtout fraîches.  Pour le choix de mes arrêts, j’avais choisi d’écouter mon intuition.  Dans le doute, il suffisait de demander pour visiter l’albergue avant de pouvoir prendre une décision.  Les pèlerins arrivent souvent en après midi ou en soirée et le peu de confort que nous demandons pour nous reposer n’est pas un luxe.  On peut se soustraire au strict minimum pendant quelques temps, comme je l’ai fait à Estella, Torres del Rio, Hontanas et Manjarin (ce fut mes plus belles expériences) mais j’ai été très content de pouvoir retrouver par la suite un minimum de confort : une chambre avec pas trop de monde, un lit propre, une douche chaude et un peu de silence dans le dortoir une fois le couvre feu. Quand on lit certaines présentations d’albergues dans les guides, on se rend compte qu’ils ne disent pas tout, et parfois, encore moins que le minimum vital !

La synthèse de ce billet ?  Une chanson dont cet extrait s’adapte très bien au Camino :

« Dites leurs que
Chacun sa route,
Chacun son chemin,
Chacun son rêve,
Chacun son destin… »

Auteur : Tonton David (Ce n’est pas une blague ! Ce n’est pas moi !)

Ce n’est pas un guide (bien lourd) qui pourra vous le faire ! 😉 Restez votre propre guide !
Enfin, c’est mon « point de vue » !


Juin 3 2009

Autres photos – Superbes !

par David MARTIN
Richard se fait un nouvel ami ;-)

Richard se fait un nouvel ami 😉

Dès mon départ, j’ai rencontré Richard qui venait de Montréal (Québec). Nous avons parcouru ensemble plus de 200 Km et avons su lier une amitié sincère par des échanges directs, pleins de gros bons sens et immanquablement drôles à souhait… Cet art de ne pas se prendre au sérieux ou de ne pas se « prendre pour un autre » (expression québécoise) comme on peut le vivre au Québec. Une particularité de cette culture que j’ai toujours appréciée.

Richard m’a fait parvenir le lien de ses photos qui sont superbes et de meilleures qualités que les miennes. Ses photos permettent également de voir un peu plus de pèlerins sur le parcours mais aussi les albergues où nous avons pu séjourner.


Juin 2 2009

GPS – Télécharger les coordonnées GPS du Camino Francès

par David MARTIN

Extrait de carte topographique par GPSies.comJe mets à la dispositions des pèlerins ou des futurs pèlerins les coordonnées GPS du Camino Francès au départ de Saint-Jean-Pied-de-Port aux formats GPX et KMZ depuis les liens suivants :

Cependant, si en randonnée ordinaire l’utilisation de cartes topographiques détaillées ou de GPS sont nécessaires ou font parties du « jeu », le Camino Francès ne nécessite aucunement l’utilisation de tels outils.  En effet, le chemin est parfaitement balisé et il est très difficile de se perdre.  Dans le cas contraire, il suffit de demander à la population locale le chemin qui le plus souvent se fera un plaisir de vous remettre dans le droit chemin.


Juin 2 2009

Photos disponibles sur Picasa

par David MARTIN

Bronze porte-bonheur sur le mur d'une église vers AstorgaJ’ai mis à disposition une sélection de photos brutes sur mon espace Picasa/Google :

Ces photos sont libres de droits.  Je demande simplement aux utilisateurs de préciser l’origine des images par la mention suivante :

  • ©David MARTIN | compostelle.soins-vitalite.fr

Pour information, je suis aussi en train de créer un diaporama d’une sélection de photos qui sera accessible depuis ce site.  Cette série sera diffusée dans quelques jours, le temps de l’organiser et d’optimiser les photos. Un billet sera publié pour vous prévenir.


Mai 21 2009

Ultreïa e Suseïa – Retour

par David MARTIN

Aujourd’hui est le jour du retour. Je vais partir de Santiago par avion. J’ai pu trouver un vol abordable, qui au lieu de prendre le train de Santiago à Hendaye en 12h, plus un autre jusqu’à Paris en 5h, va me transporter chez moi en moins de 2h. On peut relativiser devant ce chemin que j’ai fait en 1 mois et démontre à quel point la notion temps n’a pas du tout la même emprise.

Ici à Santiago, il fait beau et c’est jours de fête depuis 2 jours. Cette ville aux origines Celtiques nous fait voir toute la richesse culturelle qui vit autour de cette région de l’Espagne : La Galice. En dehors des pélerins, les gens viennent ici de tous les coins du monde pour visiter ses richesses et célébrer les fêtes religieuses de cette période. Mais après 1 mois en dehors du temps, je ne suis pas encore dans ce Mood. J’espère qu’en rentrant par avion, le retour à la réalité ne sera pas trop violent…

Le camino m’aura donner force, volonté mais m’aura surtout changé/amélioré ma vision des autres et de moi même.

« Ultreïa e suseïa » : toujours plus loin, toujours plus haut


Mai 18 2009

SANTIAAAAAGO ! (J+32)

par David MARTIN

Arrivé à 20h30 à Santiago. Il fait beau, la lumière du coucher du soleil illumine la ville. C’est magique et émouvant après 31 jours et près de 900 km de marche…
La dernière étape a été aussi une première sur mon Chemin, car la distance parcourue a permis de finaliser la dernière étape après 45 km de marche.
Plus de 700 photos permettront d’illustrer ce voyage et seront publiées dès mon retour.
Merci pour tous les encouragements
Ultreia !


Avr 8 2009

Pourquoi je pars vers Compostelle ?

par David MARTIN

Pourquoi je pars à Compostelle ?  C’est la première question que l’on me pose. Pour y répondre simplement, j’arrive aujourd’hui à un tournant de ma vie et la découverte de la randonnée a été pour moi une source de liberté et de prise de conscience que j’ai saisies durant l’été 2008 sur le Chemin Stevenson à travers les Cévennes, accompagné de l’ânesse Lola.

Le temps de s’interroger

Arrivé à l’âge de 42 ans, j’ai décidé de faire ce voyage afin de réaliser un point sur ma vie et en revenir plus serein pour l’avenir.  A ce passage charnière, le Chemin me permettra de la clarifier mes passions et mes désirs trop souvent confondus ou noyés dans le quotidien.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire la rubrique A propos


Avr 2 2009

En pleine préparation vers le Chemin (El Camino)

par David MARTIN
Coquille St-Jacques

Coquille St-Jacques

Ma décision est finalement prise. Je pars faire Compostelle, seul. Pour faire court (mais tout de même un périple de 35 jours), je commencerai certainement ma marche à partir d’Irun, à la frontière Espagnole, pour le chemin – El Camino Del Norte où à Saint-Jean-Pied-de-Port pour le chemin – El Camino Francès.  J’ai à ce jour plus d’affinité à prendre le chemin du nord (El Camino del Norte), plus sportif, mais moins fréquenté. Je ne me sens pas l’envie de trouver une autoroute humaine en ce moment.

Depuis quelques jours, je prépare donc ce voyage et le Chemin : matériel, itinéraire, finances et  toutes les ressources qui pourront m’aider à m’intégrer et marcher avec plus de sérénité devant ce périple difficile.

Le Challenge n’est donc pas facile mais l’on voit briller l’envie et la surprise de tous ceux qui connaissent un peu le périple. Il réussir à marcher entre 800 et 1000 km (pour ceux qui font l’Espagne seulement) malgré le temps, la fatigue, l’état du chemin et le reste.  Pour faire encore plus simple, mon sac devra peser moins de 9 kg (sac inclus) et je ne dispose pas d’un gros budget. Ce sera donc une course au poids inutile et tout sera calculer au plus juste. Dans une randonnée, en dehors de l’itinéraire et du temps qu’il fait, l’ennemi 1er du marcheur reste le poids de son sac et ses chaussures pour les pieds qui devront l’amener à bon port.

Je prépare aussi ce Blog en express qui a été mis en place en 3 jours. Il me permettra de rester en contact et de rassurer ma famille et mes amis au travers de mon iPhone (via l’application WordPress).  Cet iPhone est tout de même un véritable couteau Suisse ! Je peux disposer pour cette aventure en pleine nature de fonctions très avancées (si j’ai de la batterie et du réseaux) : GPS, boussole, carte, appareil photo, transmission des Azimuts et de photos et de mes commentaires. Twitter fera le reste.  Cependant mon forfait passera Espagne en International et Orange ne se gène pas pour facturer très cher les échanges de données via GPRS/EDGE/3G au tarif de 9cts d’Euro les 10 Ko…Soit 9 Euro le Mo….C’est cher payé.  Il me faudra soit prendre l’option 3Mo / 5 Euro / valable 7j ou trouver des connexions Wifi qui n’iront pas trouer mon budget.  Il faut savoir qu’Orange est présent en Espagne comme opérateur (Opérateur = voleur ?)

Je devrais donc partir vers le 15 avril 2009, soit en train, soit en covoiturage.  Chaque jour me rapproche un peu plus de ce Chemin, qui devrait devenir aussi un peu le mien (si j’arrive au bout). Tous les pèlerins du Chemin vous le diront. J’ai hâte !

P.S. : Aujourd’hui je suis allé au Vieux Campeur afin de compléter mon matériel (article à venir). Un de ces randonneurs que l’ont retrouves souvent dans cette enseigne a commencé à discuter avec moi et a fini par me dire : « Je sais que tu iras jusqu’au bout. Je le vois dans tes yeux ! ».  Alors que je venais de lui répondre que je ne savais pas si j’allais pouvoir terminer le Chemin… Même si le chemin reste à faire, sa réflexion m’est allé droit au coeur.  J’ai vu en ses mots un signe qui venait confirmer une fois de plus mon choix.


Mar 31 2009

Un site sur le Chemin de Compostelle

par David MARTIN

Chemin de Compostelle

Cet espace présente le Chemin de Compostelle que j’ai parcouru du 16 avril 2009 au 18 mai 2009 entre Saint-Jean-Pied-de-Port et Santiago de Compostela par le Camino Francés.  J’ai accompli durant 31 jours un périple de 800 Km pour rejoindre Saint-Jacques.

Certains articles ont été rédigés avant mon départ pour échanger sur la préparation ou les aspects logistique, et d’autres, pendant et après mon retour pour partager mon expérience du Chemin. J’ai pu rédigé en Chemin, un carnet de bord en ligne qui m’a permis de rester en contact direct avec mon entourage grâce à l’application WordPress (gratuite) disponible pour les iPhone™.

Si vous avez des questions sur ce sujet passionnant, n’hésitez pas ! 

Pour ceux ou celles qui s’apprêtent à partir dans cette aventure et qui sont en visite sur ce site, je leur souhaite un bon Chemin ou « Buen Camino » comme disent les pèlerins.

« Ultreïa e suseïa ! »
Toujours plus loin, toujours plus haut !

Illustration par : Frédéric BONY
pour PÈLERIN Magazine

 
 
 

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